Témoignage de Sam : membre  du Bujinkan, créateur de Manga

 

Je suis super content de mon séjour au dojo de Saintes et des techniques implacables que j'y ai apprises…

 

Nous étions une vingtaine aux cotés de Bernard Bordas.

Ce qui m’a le plus marqué, c'est le  plaisir que j'avais à pratiquer tous les exercices et techniques au sein du dojo . Tous les exercices de taihen jutsu et de daken taijutsu étaient d'un très haut niveau de pratique et nous comprenions bien, avec crainte  et respect, que toutes ces techniques étaient issues des champs de bataille et créées  pour la survie. Bernard nous le démontrant, preuves historiques à l'appuie, étayées d’anecdotes formidables.

 Ce fut cependant bien loin d'une orientation militaire, mais au contraire, une vraie transmission de père à fils ,humilité naturelle de l'être humain.

 En fait je sais pas si on peut dire qu'il y avait vraiment un coté ludique ou amusant, car le ninjutsu  est un art martial d'élite implacable. Mais en tant que pratiquant, nous comprenions très bien ce concept d'art martial et de  Budo avec notre pratique.

Bernard créé un univers d'entraînement au delà des mots, il faut le connaître.

 Nous comprenons ce que vie et mort veulent dire mais c'est la vie , la paix qui nous donne le sourire.

 Les exercices d'acrobaties et de shoten justsu étaient fabuleux pour accroître notre énergie mais dommage que le fameux « parkour » nous fatigua si vite...

 

Donc, en conclusion  ce que je retiens de ce stage, c'est le plaisir que j'ai pris dans tous les exercices, car Bernard Bordas ( nommé Shihan par Soke Hatsumi) sait transmettre au mieux le merveilleux ninjutsu. Je suis sûr que tous les autres élèves ont eu eux aussi beaucoup de joie à s'entraîner .

Takamatsu ne disait il pas: " le plus important c'est de prendre du plaisir a l'entraînement, mais existe il un pratiquant sur 1000 qui en soit capable ?"

Nous étions gâtés car nous avions reçu le vrai art martial, nous étions ces quelques élèves ( dont parle Takamatsu Sensei ) qui prenions plaisir à l'entraînement. Oui le véritable ninjutsu est rare et unique.

De tous les élèves présents au dojo, émanaient un puissant sentiment de motivation.

Une telle harmonie , une telle concentration dans  ce  dojo,  cela créé un forte cohésion favorable à la progression.

Donc des moments inoubliables .

 

Commentaires de B.Bordas Shihan

 

Mon cher Sam

Tu recherches les racines et l’essence du Ninjutsu depuis des années pour créer des manga historiques fidèles à la réalité ;

Tu as commencé une belle collection d’armes et de costumes historiques Japonais, bravo.

Tu as l’intuition de reconnaître cette essence du Ninpô et cette authenticité tant recherché durant mes stages …J’en suis très flatté.

En effet, le Ninjutsu est pour moi une attitude, un reflex quotidien, une priorité depuis des années ;

Voilà pourquoi, la devise des Ninja Togakure « Ninpô Ikkan » n’est pas un vain mot pour moi.

C’est pour cela que tu ressens, comme beaucoup, la profonde intuition que c’est bien du Ninjutsu qui est pratiqué durant mes  stages.

En fait, le plaisir que tu ressens dans ces stages à Saintes, est issu de l’harmonie entre les stagiaires.

En effet, chacun d’entre eux sait qu’il est au bon endroit, au bon moment, pour apprendre les bonnes techniques de Ninjutsu ;

Cela détend les stagiaires qui se savent enfin arrivés au bon endroit, pour réaliser leur rêve de pratique martiale. Cette détente commune à tous les stagiaires, créé ce bonheur sans nom que tu as ressenti. 

 Cette énergie qui baigne le dojo durant ces rares stages à Saintes, est un cadeau exceptionnel, un pur plaisir pour qui sait la percevoir, l’accueillir, l’apprécier.

Merci de ton témoignage, en effet s’il est important de venir à des stages, il est tout aussi essentiel de s’y sentir bien accueilli et en famille..

 

 

                                     Stage de Pâques 2009 à Saintes.

 

Impressions du stage par Laurent, membre du Bujinkan Dojo Japon, 3ème Dan et enseignant au  Bujinkan  Dojo Mulhouse, diplômé au Japon.

 

Une rencontre inoubliable….

 

Depuis mon arrivée à Mulhouse en septembre 2008 et mon adhésion au Bujinkan Dojo Mulhouse dirigé à ce moment là par Didier, bien des choses ont évolué et la rencontre de ce WE avec Bernard Bordas et son stage, furent la cerise sur le gâteau du ninjutsu.

 

En effet, « mes » nouveaux élèves de Mulhouse ont pu apprécier par eux-mêmes et avec toute objectivité 2 choses:

-         les qualités (de notre art et des hommes qui le pratiquent) que je souhaite mettre en place en Alsace au travers l’enseignement de Bernard Bordas Shihan (mon maître d’arts martiaux depuis plus de 10 ans), à savoir Congruence, Humilité, Respect, Honnêteté et Discipline.

-         les explications et vérités que je donne,  qui sont issues de mon expérience auprès de notre Soke Hatsumi Masaaki et de mon Shihan, et qui furent bien différentes de l’enseignement premier qu’ils ont reçu de pseudo professeurs dans l’Est, dont je tais le nom par respect à notre art.

 

Aussi, nous tous avons pu jouir d’un enseignement simple, naturel et fluide mais ô combien efficace et réaliste. Tous ont pu appréhender l’essence du ninjutsu par un discours clair et cohérent, associé d’une pratique du même acabit. Au delà du niveau technique, chacun a pu vivre et ressentir l’âme de notre art martial.

 

Revenons maintenant aux valeurs à développer que Bernard Bordas nous montre :

 

Congruence : dire ce que l’on pense et faire ce que l’on dit, est pour beaucoup une belle idée mais pour Bernard, c’est sa vie et pas seulement sa philosophie. Son ninjutsu est à la hauteur de ses paroles et de ses écrits, il suffit de venir le voir pour comprendre, de pratiquer avec lui pour intégrer. Nous l’avons fait et le confirmons, à vous de tester.

 

Humilité : Malgré son 12 ème Dan, il reste à l’écoute de chacun et à la portée de tous pour faire refaire et re-refaire si besoin. Il offre son savoir et ses connaissances avec générosité et enthousiasme sans demander de contrepartie, sans arrière pensées.  Merci des cadeaux originaux pour notre Dojo de Mulhouse.

 

Respect : des hommes, des pratiquants mais aussi des traditions et des enseignements par une transmission originelle, simple et naturelle… véritable dirai-je.

 

Honnêteté : envers les élèves, les maîtres (Hatsumi et Takamatsu senseï)  et tous les pratiquants mais aussi envers les principes fondamentaux de la vie et les valeurs qu’il porte.

 

Discipline : dans la vie comme dans la pratique, Bernard Bordas s’engage et s’y tient. Pour lui comme pour nous, la pratique du Budo Ninjutsu est la vie et notre engagement dans cet art ne se restreint donc pas aux heures d’entraînement passées sur un tatami…Comme le dit Hatsumi Senseï, le ninjutsu sert à transformer un homme en « être responsable et autonome », c’est un art de polissage pour changer la pierre en diamant et cela demande des efforts…. dur dur .  

 

En somme, un véritable stage de ninpô et non de ninjutsu ou l’essence de notre art a baigné et infiltré l’ensemble des participants et créer des « satori ». 3 jours de vérité et de pur bonheur.

 

Un stage comme un homme que l’on souhaite rencontrer plus souvent, un homme de cœur, « kokoro » en japonais.

 

Note : sur le chemin du retour, les discussions allaient bon train surtout celles dont le sujet porté sur les pérégrinations ou les mystifications de certains Shihans français qui souhaitent  devenir les numéros 1 du ninjutsu en France (en oubliant qu’il n’y a qu’une seule place). Ras le bol de ses guerres d’ego et de business man qui font de l’argent sur notre art en vendant des stages à prix d’or ou en troquant celui-ci à une fédération contre des 5ème dan. Quelle honte ?

 

On ne peut juger un homme que sur ses actes dit le dicton (et le bon sens populaire, s’il nous en reste !)  alors, à ce jour, je pense que Bernard Bordas est irréprochable, peut-on le dire des autres Shihans français ?…. A chacun de juger mais ouvrez bien les yeux car certains maîtrisent le kyojutsu, l’art de transformer la vérité en mensonges.

 

 

« Nous avons toujours les maîtres que l’on mérite, nous rencontrons toujours les bonnes personnes »

 

Ninpo ikkan à tous et à toutes…..

 

Commentaires de B.Bordas Shihan

 

Merci Laurent d’être venu au stage avec les représentants du Dojo de Mulhouse et de m’avoir fait connaître la situation du Bujinkan dans l’Est de la France au sein même de la Shidoshikai France.

 

Lorsque j’ai vu arriver Didier et Nicolas du Dojo de Mulhouse et que j’ai écouté attentivement leur histoire, j’ai été très choqué.

Tout d’abord, lorsque j’ai appris que bien qu’étant élèves du Président de la Shidoshikai France depuis des années, ils n’avaient reçu aucun certificat, ni carte, ni grade du Japon depuis 10 ans;

De plus le « Mon » de Shodan du Bujinkan que portait Dider et qui lui fut remis par  son premier « professeur » Muller ( qu’ils appellent eux-mêmes« Fantomas » tant celui-ci aurait de différentes identités civiles ) était un Mon de kyu passé au marker noir…Donc un faux Mon de Shodan…

 

Tant d’absence d’intégrité et d’honnêteté de la part de ceux qui se disent hauts gradés et dirigeants du Bujinkan dans leur région, c’est un comble.

Je pensais comme beaucoup, que le but avoué de la Shidoshikai France était de faire respecter le règlement du Bujinkan en France.

Et bien là, dans le cas du dojo de Mulhouse, c’est la preuve que la pratique est bien loin de la publicité  annoncée, car ce dojo ignorait même l’existence du règlement du Bujinkan hombu dojo, tout comme il avait été maintenu dans l’ignorance de l’existence même de la carte de membre du Bujinkan ( carte obligatoire pour recevoir l’enseignement des écoles du Bujinkan ).

En effet, on leur avait vendu qu’il suffisait de faire partie de la Shidoshikai France pour être en règle avec le Bujinkan Japon….

Ce qui est dans ce cas, totalement faux, car ils pratiquèrent durant des années au sein de la Shidoshikai France sans avoir reçu le moindre certificat ou carte de membre émanant du Japon.

 

De plus, Didier m’appris qu’une rumeur savamment orchestrée, courrait durant les « Taikai » France et autres stages de cette organisation qui se veut nationale, comme quoi j’aurai été exclu du Bujinkan par Soke et que je n’enseignais plus.

 

Didier et Nicolas ont pratiqué sincèrement durant mon stage et leur cœur est sans détour.

Ils n’ont aucune raison de mentir ni d’exagérer les faits qu’ils ont vécus.

 

Ils pensent que leur dojo n’est pas le seul à s’être fait manipuler par ces institutions qui se prétendent des modèles du genre.

 

D’autres dojo isolés en France ignorent que je donne toujours des cours et des formations, et que je ne cherche pas à profiter de leur crédulité mais à transmettre l’enseignement intégral, original ( d’avant les « Bujinkan’s Tour » organisés au Bujinden de Noda, par les Shihan Occidentaux ) et authentique que j’ai hérité de Soke au Japon.

 

Je ne tiens pas à créer une fédération de plus car le Ninjutsu n’est pas un sport et que son organisation est au Hombu Dojo ( dojo central ) au  Japon.

Mais je me tiens à la disposition de tous les dojo qui ont envie d’être pris au sérieux et qui désirent que le Ninjutsu sorte de l’emprise des fédérations sportives pour être enfin respecté dans notre pays.

 

Arrêtons d’infantiliser les responsables de dojo du Bujinkan en France avec le vieux système de la carotte et du bâton.

Arrêtons de les effrayer ( bâton ) avec les soi-disant obligations administratives pour avoir le droit de gérer un dojo du Bujinkan en France.

Arrêtons de les appâter ( carotte )  avec de soi disant diplômes français de Ninjutsu via la FFKADA qui ne verront jamais le jour;

 

Et quand bien même, si cette fédé sportive dont vous savez ce que j’en pense, pond un jour un Diplôme Fédéral sportif de « Ninjutsu » ( sans l’autorisation de Soke Hatsumi de toute façon ) que vaudrait un certificat de « ninjutsu »  ( art ancestral japonais millénaire et authentique) distribué par une fédération sportive française de « boxe chinoise » (  véritable sens du mot Kara Te ) dirigée au niveau japonais et mondial depuis sa création, par des parrains mafieux yakuza ou criminels de guerre ( Kunio Tatsuno, Ryoichi Sasakawa )?

 

Sachons où l’on met les pieds et avec qui l’on travaille.

Si vous acceptez un certificat issu d’une fédération X quelconque, cela veut dire que vous êtes d’accord avec la politique de cette fédération X et que c’est un grand honneur pour vous de recevoir cette distinction émanant d’une telle organisation.

Comme dit Henry Plée : « être reconnu par des cons, cela ne vaut pas grand chose mais signifie tout de même qu’on estime ses dernier au-dessus de nous ».

 

Je suis intervenu auprès de Soke Hatsumi pour régulariser la situation de Didier et du dojo de Mulhouse.

A ce jour Didier est officiellement Shidoshi-hô 1er Dan, sous la direction technique de Laurent 3ème dan  et de moi-même.

Les adhérents du Dojo de Mulhouse ont enfin reçu leur carte de membre du Hombu dojo de Noda ( Japon ) et Didier possède désormais sa première carte de membre de la Shidoshikai International.

Tout est maintenant rentré dans l’ordre et ce dojo est donc officiellement régularisé en tant que membre du Bujinkan Hombu Dojo et totalement indépendant des fédérations françaises infantilisantes..

 

Merci encore Laurent de ton témoignage et de ton courage…

 

 

 

Commentaire de Didier

 

Maintenant membre du Bujinkan Dojo Japon, Shidoshi-hô 1er Dan et le Président de l'association au Bujinkan Dojo Mulhouse, diplômé du Japon.

 

 

 

N'attendez rien de la vie, c'est ici et maintenant.

 

Toujours être ici et maintenant.

 

Il faut être proche de ses élèves qui doivent sentir à chaque instant que leur professeur à la capacité de les tuer ( paraphrase des conseils de Soke Hatsumi aux enseignants du Bujinkan ).

 

Je roule ma bosse depuis 1995 dans le soi -disant Bujinkan Ninjutsu en Alsace  et à travers la France......

 

J'ai fait la connaissance de Monsieur Ninpô en France.

 

Bernard Bordas, c'est une fluidité et une décontraction déconcertante avec un feeling unique, un homme d'une intégrité et un cœur sans faille, le seul qui transmette la totalité et les réelles traditions du Bujinkan Ninjutsu dans son enseignement à l'heure actuelle dans notre pays.

 

On ne peut jamais tout prévoir, surtout pas l'imprévu...........L'arrivée de Laurent de Charentes au Bujinkan Dojo Mulhouse en Alsace dans le Haut-Rhin !!!

 

Il est grand temps que les masques tombent sur les mensonges et la mystification de certains qui sont indignes de ce qu'ils représentent et que notre art martial retrouve enfin toute sa place en cessant d’être la risée des autres disciplines martiales en France.

 

Martiales Salutations

 

 
 

 

 

 

 

 

 


 

De gauche à droite, du Bujinkan:

Bernard Shihan, Didier Shidoshi-hô, Nicolas membre, Ludo Shidoshi

 
 

Compte rendu d’une journée «  découverte de l’art martial » au Dojo de Saintes

 

 Je vais me lancer dans le compte rendu de ma journée passée avec Bernard Bordas ce samedi  17 mai 2008 .

Il m’est très difficile de le faire tant le « choc » fut et est encore important. Lire ses écrits , c’est bien aller le voir c’est mieux.

Raconter ma journée ne remplacera JAMAIS de vivre cette expérience car c’est bien une expérience que j’ai vécue. Une expérience qui marque du genre saut en parachute et je ne rigole pas , ni ne passe de la pommade , je n’ai aucun intérêt de lui faire plaisir mais juste de rendre à César ce qui est à César .

Je vais d’abord décrire la journée puis ensuite Bernard.

Cela fait 2 ans que j’échange par mail avec Bernard suite à la découverte de son site mais je n’étais jamais aller le voir .  En ayant marre de « fantasmer » et décidant de juger sur place , j’ai décidé d’aller le voir lors de ses cours hebdo du samedi , soit de 10h à 12h et de 14h à 16h. Déjà , première surprise , Bernard n’as pas fait de pose entree12h et 14h mais à continuer le cours alors que nous étions que 2 et ce de façon aussi sérieuse que s’il avait eu 15 élèves , ce fut pour moi un de très nombreux bons points , d’ailleurs ce n’est pas un cours au sens traditionnel qu’il faut s’attendre mais à vivre « ninja » (si je peux me permettre l’expression) pendant que vous êtes avec lui car il vit bien comme décrit sur son site et là ça surprend , j’ai senti un vrai décalage avec le monde des arts martiaux « classiques » , on voit bien que Bernard ne fait pas son ciné quand il rentre dans le dojo , il est pareil , avant , pendant et après , cela est une continuité chez lui, ce qui vous remets les pieds sur terre (en tout cas pour moi) quant au sérieux de votre pratique .

Bon, le cours a commencé par des étirements très très doux , puis repas et enfin techniques de combat à mains nues et un peu d’armes (couteau et bâton) , ce qui m’a surpris c’est que je n’ai jamais vu les transitions tellement c’est naturel pour Bernard de passer à des étirement pour ensuite vous faire SENTIR LE VRAI art martial TRADITIONNEL . De longues explications me semblent difficiles , un peu comme expliquer ce qu’on ressent quand on fait l’amour par ex , mais ce que je peux dire c’est que Bernard m’a dit que «  j’ai gagné 10ans en 1 jour » à plusieurs reprises et je dois bien admettre que c’est vrai. Non pas que j’ai un  niveau de 10ans de pratique, mais que je ne vais passer 10ans encore avant de m’apercevoir que je me trompe en pratiquant un budo moderne (en l’occurrence l’aïkido pour moi) . Il est évident que les techniques démontrées et la puissance de Bernard m’ont plus impressionné (doux euphémisme) que n’importe quel « maître » d’Aikido que j’ai rencontré dans mes stages (et il y avait des japonais ).

Le but n’est pas dire que Bernard est le plus fort mais que ce qu’il enseigne est réellement redoutable et possible à mettre en application immédiatement.

Quant à Bernard il m’a accueilli comme s’il me connaissait depuis longtemps, tout simplement, sans jamais me snober (à la différence de beaucoup de soi–disant maîtres d’arts martiaux que j’ai rencontré en stage) , ni se sentir supérieur à moi . D’ailleurs il accepte d’être contredit sans que ça le tracasse plus que ça (j’ai vu un de ses élèves ne pas être d’accord sur un fait et ils ont débattu le plus normalement du monde comme 2 êtres civilisés , ça existe). Tout ce que j’ai dit est quand même très flou par rapport au ressenti qui est à mon avis indescriptible sans l’avoir vécu .

En gros , oui Bernard enseigne un VRAI art martial TRADITIONNEL , oui il est végétarien et sain dans son hygiène et oui ça se ressent de façon INDISCUTABLE dans sa pratique . N’ayez pas peur , il ne mord et ne regarde pas son temps puisque c’est naturel pour lui , être à côté de lui c’est déjà recevoir un enseignement Ninja.

Bernard merci de m’avoir ouvert les yeux (au passage un salut à Ludovic)

 

Didier (labidouille.family@orange.fr pour ceux qui veulent me poser des questions plus précises)

 

PS : dimanche j'ai vu 5 lascars rentrer dans mon magasin , genre «  qui cherche les embrouilles » et je n'ai pas eu peur car je ne me suis pas senti bloqué par l'Aïki mais débloqué par le cours de Bernard .

Ne croyez pas que je me sentais en état de les terrasser si un problème survenait, mais je me sentais en état de ne pas subir. Evidemment il n'y a rien eu. Mais ce que je veux dire, c‘est que d'habitude dans ce genre de situation je stresse un peu et là j'étais vraiment détendu.

J'ai noté tout ce que j'ai retenu et j'hallucine le nombre de choses que Bernard m'a montrées et dites ce jour là, en si peu de temps, c'est vraiment très GENTIL de sa part.

 

Impression d’une journée de cours d’essai de Pierre C.( Limoges )

 

Donc mes impressions!
Je n'ai malheureusement pu passer qu'un seul après midi au dojo de Saintes, mais, comme « un pas dans la bonne direction vaut mieux que mille dans la mauvaise » , je peux dire sans craindre d'être ridicule, que j'ai davantage appris sur l’art martial en une journée en compagnie de Maître Bordas et de ses élèves, qu'en un an de karaté.

Ce qui m'a le plus stupéfait était la liberté et la fluidité de l'enseignement de Mr Bordas.

L'aspect rigide et codifié des autres « dojos » (frappe comme ci, pas comme ça) ou encore l'esprit de compétition qui anime les "sportman"qui hantent les « dojos » me rebutaient.

C'est également ce genre de comportement qui m'a fait me détourner pendant un temps des sports de combat.

 J'ai été ravi de ne pas retrouver cette mentalité si éloignée de celle des vrais arts martiaux. Ravi également de rencontrer un Maître avide de savoir, d'une grande culture générale et si généreux dans son enseignement technique autant qu'intellectuel.

Loin de la réputation que lui ont injustement taillée quelques forumeurs compléxés, j'ai eu le plaisir de découvrir un art martial, un enseignement sincère ,et non pas un combat de coqs, avec au bout une belle bibeloterie signée FFKAMA à gagner.
Merci à Maître Bordas ainsi qu'à ses incroyables élèves.
Aux forumeurs et virtuals-budoka, juste un conseil: enlevez vos doigts pleins d'huile de friture de vos manga Naruto, cessez de rêver, buvez un grand verre d'eau fraîche, bougez votre cul d’obèse de devant votre P.C et trouver le courage de venir essayer ( dans la vie réelle ) les cours de Maître Bordas, avant de porter le moindre jugement sur lui.

Pour finir avec un peu d’humour :

Maître Bordas répond spontanément, sans détour et en toute liberté aux questions logiques et légitimes de ses élèves, et cela était à souligner..
Par contre dans les autres dojo cela ressemble plutôt à cela: http://www.tetesaclaques.tv/video.php?vid=46

 

Témoignage de Max de Paris ( 36 ans père de famille )

 

Ce n'est pas facile de synthétiser la foule de sensations ressenties pendant ces 2 jours de stage. Ce qui me vient d'abord à l'esprit, c'est la perte de confort : dormir par terre, pas de table, pas de chaise, une nourriture simple et peu copieuse, être loin de ses petits appareils domestiques et les températures plutôt fraîches. J'ai très bien vécu ce détachement matériel, cela permet de penser autrement et de se libérer de ses habitudes sclérosantes.

Je n'avais jamais essayé la méditation Za-zen et j'avais tort   Cela donne une idée du pouvoir de l'esprit sur le corps et de leur imbrication. La méditation d'1/4h s'est très bien passée mais celle de presque 1h a été gâchée par l'ankylose du pied et du mollet droits. J'essayais de penser à autre chose et cela fonctionnait un certain moment mais des montées de douleur se succédaient et devenaient de plus en plus insupportables. Cela me rappelait certains voyages nocturnes en bus ou en train d'un inconfort inacceptable. Je me demandais pourquoi j'acceptais de me faire mal alors qu'il me suffisait simplement de changer de position !

Lorsque j'ai retrouvé toutes mes sensations dans ma jambe droite, je me suis senti très bien et me suis demandé pourquoi j'avais été aussi mal, trouvant que mes pensées avaient été disproportionnées par rapport à la situation. J'ai alors pensé aux personnes et aux animaux que l'on enchaînait, que l'on privait de liberté et pour eux, j'ai trouvé cela horrible.

Le coup de kyosaku (si je me trompe, le bâton plat très dur...) m'a fait un effet bizarre. Même s'il est porté avec force, on ne ressent pas vraiment de douleur mais plutôt une impression d'avoir 2 fontaines d'énergie qui s'échappe des épaules. Bref, j'en ai ressenti un bien-être au point que cette émotion m'a mouillé les yeux.

Je me suis surpris à être plus souple après le Za-zen ! Je me croyais souple mais en fait, je suis très raide... C'est sûrement parce qu'au pays des aveugles, les borgnes sont roi  J'ai donc tout à gagner à continuer la méditation pour gagner en souplesse, ce qui permettra sûrement d'être plus à l'aise en Za-zen... C'est un cercle vertueux

Les techniques d'arts martiaux étaient très intéressantes mais je me retrouve confronté toujours au même problème : je veux à chaque fois intellectualiser la prise, ce qui fait qu'il me faut un temps infini pour la réaliser... J'adore disséquer chaque mouvement, me dire "Comment dois-je faire s'il me balance le poing droit ? Le poing gauche ? Est-ce qu'alors je passe à droite ou à gauche..." mais pour faire cela, il me faudrait un mannequin pour ne pas lasser le partenaire... C'est bizarre parce que je ne me pose aucune question en combat libre, mais comme j'ai extrêmement peu de technique, je la joue plutôt gros bourrin...

J'ai pensé lors des combats (surtout à la machette) aux guerres (surtout celles de l'Antiquité, de la royauté française, des guerres napoléoniennes...) et je me suis dit quel gâchis de mettre une arme entre 2 êtres humains... Que pour survivre à un corps à corps, il faut avoir une bonne technique mais aussi pas mal de chance... Et qu'une blessure est très vite arrivée !

J'ai eu un peu d'adrénaline avec les exercices de sauts sur les tapis. Et pas mal de peur  Enfin, à la place de peur je dirais appréhension par rapport au risque de blessure... J'aurais adoré faire un salto avant avec le trampoline, mais dès que je prend un peu de hauteur, impossible de baisser la tête pour tourner alors que j'y arrive très bien pour retomber sur le dos. Même s'il y a un tapis, je me tétanise à l'idée de tomber sur la tête et me ratatiner les vertèbres. C'est peut-être dû à une expérience de sport au collège au cela m'est arrivé : j'ai vu un masque blanc devant mes yeux plusieurs minutes et le prof a du me faire faire des exercices respiratoires dehors... Cela me fait penser à un motard qui devient handicapé lors d'une compétition. Je m'en voudrais toute ma vie de me blesser gravement en faisant quelque chose qui n'est pas forcément utile !

Cela m'a également donné encore plus envie de me remettre au sport ; je m'inscrit à la salle de muscu jeudi prochain, et il faut que je fasse beaucoup plus régulièrement de la natation. Un corps en bonne santé est vraiment le plus cadeau de la vie, juste après un esprit qui fonctionne

Pour ce qui est de la vie de groupe, ce n'est pas facile de se souder. On a tous un côté individualiste, et le feeling n'est pas évident. Il est certain que des épreuves vécues en commun sont nécessaires pour créer des liens forts et durables... J'ai regretté de ne pas avoir plus parlé à certaines personnes mais j'ai toujours eu un côté solitaire, préférant que l'on vienne vers moi plutôt que le contraire.

Au niveau nourriture, je peux faire quelques efforts. C'est vrai que je suis gourmand... Mais c'est moins de la gourmandise pour le plaisir que pour me rassurer sur mes apports alimentaires. Je vais essayer de remplacer les sucreries par de la nourriture vivante.

Ce soir, je n'ai même pas allumé la télé alors que j'aime bien d'habitude mettre Arte ou LCP en bruit de fond. Le silence ne m'a jamais dérangé mais je crois que la méditation m'a convaincu de son utilité. On passe sa vie à se cacher dans les images et le bruit mais il y a une telle pression de la société à vivre comme cela qu'il n'est pas évident de vivre autrement. Le problème, c'est que le silence ne rapporte pas d'argent et qu'il est donc mal vu par les acteurs de notre société de consommation... En plus, le stress amène forcément des peurs existentielles qu'il faut enterrer à coup de divertissements, nourriture rêvée d'un ego malade.

Commentaires de B.Bordas

 

Pour une fois, je vais commenter un rapport de stage :

J’ai personnellement mis en gras les termes qui m’interpellaient.

Max nous parle d’habitudes, de peur, d’appréhension, de souvenir négatif  ( cela me rappelle au lycée ) ça c’est le passé.

Ensuite Max part dans des considérations futuristes : (appréhension par rapport au risque, à l’idée de tomber, il faut que je fasse, je m’en voudrais toute la vie, je vais essayer..) ça c’est le futur.

 

Seulement ni le passé ni le futur ne doivent vous paralyser ainsi, car ils n’existent pas réellement.

 

Alors je dis à Max que son expérience sur la perte de son confort ( habituel )  et la compréhension du pouvoir du virtuel sur le présent bien réel ( tétanisation à l’idée de tomber, souvenirs d’enfance, etc..) doivent l’amener à plus de conscience du moment présent, le seul qui existe réellement ..

Durant le stage, je n’ai cessé de répéter que le cerveau ne faisait aucune différence entre le réel et le virtuel ;

C’est à dire entre ce qui n’existe que dans notre imagination ( nos rêves, nos espoirs, nos peurs, ..) et entre  ce qui existe réellement dans la réalité de l’ici et maintenant.

Sachez utiliser cela pour évoluer et dépasser vos limites.

C’est ce que font tous les sportifs de haut niveau.

Merci infiniment Max pour votre expérience si riche en ressentis..

A très bientôt pour  la suite du stage…

 

 

Témoignage de Frédéric (Octobre 2007 )

 

J'ai connu Maître Bernard Bordas par l'intermédiaire de mon ami Quentin.., professeur de Kung Fu Shaolin.

Il m'a dit qu'il avait rencontré un « véritable Ninja » des temps modernes, qui pratiquait assidûment tous les aspects non seulement physiques, mais aussi spirituels de l'art de vie Ninja, en enseignant la diététique, et la méditation Zen.

 

Pratiquant moi-même les sports de combat (Muay Thaï), et étant ouvert aux idées alternatives, j'ai commencé des échanges par internet avec Maître Bordas.

Partageant les valeurs d'authenticité et de vérité,  nous avons été rapidement sur la même longueur d'onde.

J'ai alors décidé de le rencontrer dans la réalité, lors de son dernier stage d'octobre.

 

J'ai rencontré un homme franc, vrai, plein d'humour et d'humilité, qui aime partager sans limite ni mysticisme ses connaissances.

 

Au niveau des techniques martiales, Maître Bordas est à la hauteur de sa redoutable réputation, nous faisant découvrir toutes les subtilités et la profondeur de l’efficacité de ses techniques de points vitaux, clés et luxations...

"C'est par la sensation, l'expérience, le vécu, la mémoire du corps, et non avec le mental que l'on apprend" nous répond-il en nous exposant l'essence des techniques ninja : ruses, techniques martiales de survie, tous les coups sont permis...

L'étendue de ses connaissances m'a paru sans limite, nuançant et composant de nouvelles techniques à sa guise, au gré de son inspiration et du contexte. 

 

Le stage incluait une initiation à la réflexologie plantaire, par la pratique de la marche sur "tapis caillouteux". Marche douloureuse qui s'atténuait au fur et à mesure du stage, avec l'harmonisation des énergies qui en découlait.

Nous testions aussi nos progrès par des tests d'équilibre sur barre.

 

Le point clé du stage pour moi fut la méditation Zen ( Zazen ) :

Apprendre à se concentrer sur l'instant présent, l'ici et maintenant, sur sa posture, sa respiration, laisser défiler ses idées tels des nuages autour du sommet de la montagne de notre Être.

Apprendre à se concentrer sur son soi, et non sur le passé qui n'existe plus que pour  son ego, ni sur le futur  qui n'est qu'une infinité de possibilités plus ou moins probables encore immatérielles.

Prendre conscience et surmonter son corps, prendre conscience de l'espace qui nous entoure ...

Cette situation révélait toutes les douleurs et tensions accumulées dans mon corps par les aléas mal acceptés de la vie. La douleur n'est qu'une information tant que notre esprit se concentre sur le moment présent. Quand l'esprit se dissipe dans l'ego du passé, ou la peur du futur, alors la douleur nous parvient.

 

Ce stage a été pour moi avant tout « interne » , un élan premier pour retrouver mon essence véritable, et la découverte de nouvelles voies à explorer pour résoudre nombre de problèmes.

 

PS : en supprimant le petit dé-jeûner (prolonger le jeûne réparateur de la nuit) et en buvant beaucoup d'eau (en complément d'une alimentation bio et vivante au possible) selon les préceptes diététiques transmis par Maître Bordas, mes problèmes de peau ont régressé de manière significative.

 

Témoignage de Yann, 2007

 

Tout d'abord je m'appelle Yann, j'ai 17 ans, j'habite sur Lille et je pratique le budo-taijutsu depuis 1 an 1/2, je fais aussi de l'escalade, du tir à l'arc et du taiso. C'est en faisant des recherches sur le ninjutsu par internet que j'ai découvert Bernard Bordas. J'étais désireux de connaître et de m'approcher le plus possible de ce qu'est le ninjutsu qu'on pourrait qualifier de "traditionnel" et non pas du budo-taijutsu que je pratique depuis un peu plus d'un an. J'ai demandé à un de mes sensei s'il connaissait M Bordas et comment il lui était apparu: à ça il m'a répondu qu'il était très cultivé et très compétent mais un peu "extrémiste" dans sa façon de considérer le ninjutsu et les "conditions" que devaient remplir les pratiquants pour pouvoir prétendre pratiquer un tel art. Intrigué par cet "extrémisme", je me suis rendu sur son site (celui des admins suisses) et j'ai cherché les dates de futurs stages pour voir ce qu'on entendait par là. A ce moment les admins ont commencé à délirer et sont partis dans leur trip nutella, pipi, caca... "sans commentaire". J'ai donc cherché à joindre M Bordas par e-mail car il avait coupé les ponts avec son ancien site, ainsi j'ai pu obtenir,  mi-octobre, des dates pour un stage fin décembre.
J'ai renvoyé le formulaire d'inscription avec un ami et nous avons eu la confirmation de notre inscription. Je parle de tout ça pour situer l'état d'esprit dans lequel j'étais avant d'arriver au stage.
 
Le stage se déroulait le 29 et le 30 décembre. Le 29 nous nous sommes rendus au gymnase vers 10h30 et nous avons débuté le stage par des exercices d'assouplissement, de renforcement du dos et du bassin. Le stage avait pour thème le han-bo et nous avons appris des techniques aussi efficaces les unes que les autres. Tout au long de la journée, M Bordas nous parlait de Hatsumi Sensei, de han-bo, du zen, du japon, du végétarisme et de tas d'autres choses en rapport avec le ninjutsu. Le soir, nous avons médité en groupe, travaillé le Ki, et regardé des vidéos. Nous mangions bio et de façon très équilibrée. Le lendemain vers 10h, le stage reprenait avec des exercices d'assouplissement, nous avons travaillé le han-bo et les kihon happô (à main nue donc) et la j'ai pu réaliser pleinement à quel point le niveau technique de M Bordas était élevé.Les techniques que j'avais apprises jusque là, me paraissaient soudain vraiment bien moins efficace et je me suis rendu compte qu'une technique n'était pas..."figée". Nous avons fini le stage par une séance d'acrobatie qui m'a permis de m'entraîner en toute sécurité sur des sauts périlleux et d'autres figures.
 
 
Sur toute la période qu'à duré le stage, je me suis senti très à l'aise :  bien que je fus à 700km de chez moi sans un plan de la ville où je me trouvais et sans connaître M Bordas (pas de l'inconscience mais de l'instinct, du feeling). M Bordas s'est révélé être un hôte hors du commun faisant preuve d'un sens de l'hospitalité qui se fait aujourd'hui rare dans une société où la peur et la paranoïa prennent le pas sur la raison. M Bordas suit un régime exclusivement végétarien tout comme le faisait les ninjas. Il nous a montré des dizaines de documents qui l'attestent, il ne souffre d'aucune carence et ses articulations se portent mieux que les miennes. D'un point de vue personnel, j'ai préparé un régime alimentaire purement végétarien, à base de légumes, fruits, riz , graines germées, fruits secs et eau.
Comme affirmation ou grand cri, renforcé ou régénéré par ce stage, j'ai plusieurs choses à dire (tant pis pour ceux qui ne verraient pas le rapport):

Ce que les gens considèrent comme "extrémisme" de la part de M Bordas est en réalité de "l'élitisme", après ce stage j'en ai maintenant la certitude.
"N'oubliez pas que ce que vous ingérez et respirez, est le carburant de votre corps"
"On a que ce qu'on mérite, cela vaut pour tout, cessez d'être des victimes, vous n'avez besoin que de votre volonté pour avancer/will power"
---> aux hermétiques :"bon cancer"
------>à M Bordas :"merci beaucoup"
 Yann Quentin

 

Rapport de stage du 29 et 30 décembre 2007 ( par Paul ) :


 
Nous sommes (un ami et moi) tout d'abord arrivés au gymnase en catastrophe, en effet on ne savait pas ou dormir la première soirée, le stage ne commencant que le lendemain. Coup de fil à M. Bordas, et direction « l'antre du monstre » qui nous à accueillis pour la première (ainsi que pour la dernière) soirée du stage sans aucune hésitation et ce, avec la plus grande sympathie.
 
Le stage en lui même s'est parfaitement déroulé. Travaux dé-stressants de déblocage des articulations et entraînements énergétiques le matin. Techniques Hanbô Jutsu l'après-midi, on a quand même travaillé jusqu'à 3h 30 du matin sans être réellement fatigués le premier jour. On était trop pris par le rythme et les découvertes pour penser à quelque chose d'aussi terre à terre que le sommeil dans un moment où on a l'impression de vivre quelque chose d'unique.
 
D'un point de vue plus technique: je pense pouvoir dire sincèrement que j'ai enfin réellement ressenti l'efficacité d'un Ninjutsu complet et préservé. L'essence d'un art guerrier fait pour survire et tuer MAIS accompagné d'un enseignement spirituel qui nous donne la mesure qui doit nécessairement accompagner ce genre d'enseignement traditionnel.
L'efficacité du Ninjutsu de M. Bordas est sans conteste plus grande que celle du ninjutsu que je pratiquais jusqu'alors. Et j'ai d'ailleurs appris bon nombre de choses qui m'étaient restées inconnues, bien qu'essentielles dans cet art, et ceci à ma grande déception bien sûr, une déception cependant doublée de l'enthousiasme naturel qui accompagne une grande découverte (trésors, vérités diverses, Maîtres d'art martiaux authentiques... ce genre de choses) ainsi que la perspective de pouvoir me former et devenir peut-être un vrai pratiquant d'art martiaux efficace et j’espère, un jour, « accompli » .
 En ce qui concerne le régime alimentaire: nous nous sommes, mon ami et moi-même, bien évidemment pliés aux consignes de M. Bordas, c'est à dire que nous n'avons mangé ni produits animaux ni sucreries ou autres choses de ce genre, nous contentant de céréales bio(complètes) de fruits (bio), d'eau chaude. Cette expérience était trop courte pour pouvoir dire qu'elle n'entraîne pas de fatigue ou quoi que ce soit lors de ce stage. Cependant, suivant personnellement ce genre d'alimentation par moi-même depuis environs 1 an maintenant (encore une fois en grosse partie grâce aux conseils de M. Bordas) j’en certifie l’efficacité de par ma propre expérience. Du reste, lors du stage, nous n'avons ressenti aucun manque, aucune faiblesse ni aucune faim particulière, bien que ne consommant ni viandes ni produits laitiers.
 
Pour résumer: je dirais que ce stage était bien sûr une expérience unique. Nous (tout au moins en ce qui me concerne) avons appris des tas de choses (face à ce parleur invétéré comment pourrait-il en être autrement?). Peut-être oserais-je dire que j’ai appris bien plus qu'en 1 an de pratique, ceci n'engage cependant que moi. Ce stage nous a permis d'acquérir des connaissances que je mettrais à profit au quotidien, sur le plan technique autant qu'alimentaire (et oui encore de nouvelles infos grâce au travail sur le végétarisme de M.Bordas qui est souvent décrit sur le Net comme un   homme horrible, avare et insensible mais qui nous a en fait accueillis sans aucune hésitation, sans nous avoir jamais vus auparavant. Et de plus, sans nous faire payer quoi que ce soit, il va sans dire, "clin d'oeil aux mauvaises langues"). Une seule remarque à formuler sur ce stage: trop court !! Et j'invite vivement les possibles lecteurs à venir essayer d'eux-mêmes cet enseignement pour le ressentir, car 100 mots ne disent rien alors qu'une expérience vécue parle toute une vie (et quel tumulte !).

 

 

Impressions de stage par  Anthony F ( stage d’hiver 2003 : Aux sources du Budo )

 

 

Les débuts de séances ont été principalement axés sur la relaxation de l'être (corps et esprit). En plus de l'apprentissage de techniques d'étirement supplémentaires, la "méthode" est intéressante. C'est bien la combinaison des méthodes et leur succession (Katsugen, massages shiatsu, techniques respiratoires etc) ; l'état d'esprit de leur pratique qui fait la différence. Vivre l'étirement et non le subir, s'étirer comme on baille et non comme on tire sur les extrémités d'un élastique en est un simple exemple.

L'étirement devient un art de vivre à part entière (tous les matins, entre deux exercices, etc). Prendre le temps de s'étirer, c'est vivre au présent ses tensions, mieux les appréhender et donc mieux se connaître. Le diagnostic est là. Le résultat aussi. Au quotidien le résultat est plus que fantastique à mes yeux. Pas besoin d'inventer des techniques de respiration particulière, le "laisser aller" (un "let's go" qui pourrait bien s'appliquer à tout ce qui a été fait durant le stage par ailleurs : ne parlons pas, faisons ensemble les choses) suffit. Je pratiquais déjà des étirements journaliers (2 à 3 séances de 15 minutes) ; les résultats n'étaient pas aussi importants. L'étirement musculaire ne me posait pas de problème mais le déblocage articulaire (genoux par exemple) était tout autre chose...

L'étirement "réussi" permet de se préparer à la suite ; la méditation notamment.

La méditation Zazen : j'avais commencé chez moi en prévision. Tester la posture semi et demi lotus. Difficile avec des chevilles et genoux totalement bloqués ; sans parler des problèmes d'ouverture de la hanche : merci la "grenouille" pour avoir survécu aux règles sanguinaires de l'évolution ... ta manière d'exister ("position naturelle") permet à l'homme de préparer l'ouverture du chakra racine ! Mes préparations (séances de 15 minutes) n'ont bien sûr pas suffit. La première séance de 30 minutes s'est bien passée avec la préparation ("souplesse de l'être" vue précédemment). La deuxième qui a duré plus d'une heure a été des plus difficiles.

Je ressentais ma main gauche de plus en plus glacée ... ma main droite de plus en plus chaude. Sa chaleur devenait celle d'un "feu glacé". Puis tout mon côté gauche et droit du corps rejoignait cet état. Les deux états se sont entremêlés. Les mêmes énergies sont sorties de mes genoux (vers le ciel) qui me faisaient si mal. Idem pour les paumes des mains. Un courant passait entre elles. Quelque chose se mit à circuler partout. La souffrance de la posture était disparue. Je faisais le plein . Une tempête de bourrasques d'air dans mon corps.

 

J'étais totalement détendu, mon corps était plein de "vide". A la fin de la méditation, j'avais un corps physique avec une deuxième membrane à l'intérieur ; le ballon gonflé d'air. Je respirais aussi pleinement ... Les exercices suivants ("kin hin", exercices de qi qong, etc) ont densifié cet "air", densifié mon corps, le "fluide" devenait plus dense. La densité évoluait comme celles du vide, puis de l'air, et dans la journée je devenais de l'eau voir un mélange semi-liquide.

Tout ce programme donnait bel et bien des résultats visibles. Le bien être et le ré-équilibrage de l'être étaient évidents (stress émotionnel, mauvaise circulation des énergies, blocages articulaires et musculaires, déséquilibres énergétiques, etc). Il me préparait également (et subtilement) pour la pratique plus technique qui suivait.

Le cas le plus évident en était l'apprentissage des techniques (de base) d'acrobatie. Je n'aurais jamais pensé faire directement des acrobaties à un premier stage, le deuxième jour de surcroît ... Cette initiation me permettra d'aller plus loin pour maîtriser les techniques de sol, les déplacements fluides et surtout la maîtrise du centre de gravité en situation aérienne ce que je cherchais également. J'ai été servi et je compte bien m'améliorer, persévérer et maîtriser rapidement ces techniques. Je pense qu'il s'agit là de deux autres dimensions (le sol et l'aérien, le 3ème étant le travail en position naturelle debout) du développement corporel, de l'esprit et de la technique. Cela correspond parfaitement à ce que je cherchais et je compte bien continuer.

L'aspect technique du stage était intéressant et a concerné des postures de base, leur utilisation, les frappes percutantes ... mais aussi et surtout les projections et immobilisations ce qui a satisfait ma curiosité dans ce domaine (besoin et recherche personnelle qui date de 2 ans aujourd'hui) ... sans parler de leur application Jutsu en tout genre. Le seul regret concerne le non-apprentissage des techniques d'armes spécifiques au ninjutsu mais il faut bien commencer par quelque chose. Et puis il faut construire des bases pour aller plus loin. L'autre aspect que j'aurais aimer avoir (qui ne concerne que les non-initiés) est un aide-mémoire écrit des techniques vues (surtout les noms, leur catégorie et leur appartenance à telle ou telle école car le ninpo est vaste en terme d'écoles, de pratiques et de variantes techniques).

Voilà, je pense avoir été complet sur mon sentiment en ce qui concerne le stage. Il est clair qu'il faudra aller plus loin en participant à de nouveaux stages et surtout ajouter les apprentissages vus à ma pratique personnelle de manière à conserver et approfondir leurs effets sur mon développement.

Je ne parle pas des questions que je me posais auxquelles le stage a permis de répondre ... par la pratique.

Merci encore Bernard Bordas, Shihan de Ninpo du Bujinkan, pour ce stage et aussi pour ton dévouement personnel à l'Art ; la voie que j'appelle personnellement la voie de la transformation ou encore le "HENSHIN" ...

 

 

 

 

Compte-rendu du stage du 21 au 22 février

Par Guillaume.L de Caen

 

 

 

Voici longtemps déjà que je pratique les arts martiaux, mais il m’a toujours manqué quelque chose pour en être pleinement satisfait, d’où mon passage successif à différentes techniques et styles. En définitive j’ai eu l’occasion de tomber via Internet sur une interview de Bernard Bordas, à l’époque censurée, et dans laquelle je remarquai que bon nombre d’idées évoquées coïncidaient avec les miennes. Par chance une adresse e-mail était mise à disposition et je l’ai ainsi tout naturellement contacté avec toute la sincérité requise dans ce type de démarche. J’ai eu une réponse rapide, puis d’autres, pour me voir proposer un stage de 2 jours, ce que, bien évidemment, je m’empressai d’accepter.

M’y voilà donc, et je dois dire que ce fut au-delà de mes espérances. En fin de compte, ce n’est pas tant la technique qui compte, que le feeling et la souplesse issue d’un travail de détente et de relaxation. Cela peut sembler bizarre, mais ça marche, je dirai même que c’est véridiquement une redécouverte de soi. Encore une fois, bien au-delà de la technique, c’est également une hygiène de vie et de comportement, ce qui, en fin de compte est plus exigeant que n’importe quel entraînement physique draconien. Ne vous affolez pas, ça vient tout seul si vous avez vraiment l’envie de suivre cette voie (bon, c’est pas toujours facile, mais c’est en forgeant qu’on devient …expérimenté).

C ‘est à dire, que contrairement à bon nombre d’arts martiaux (sans pour autant les dénigrer) que l’on pratique à heures fixes dans un dojo en semaine, le ninjutsu lui (je préférerai parler de ninpô), se pratique à chaque instant de votre vie.

Je serais censé admettre l’idée que ces 2 jours de stage ont été éprouvants … et bien non, il n’en fut rien car le bénéfice que j’en ai retiré balayait toute fatigue.

J’ai attendu et cherché longtemps mais j’ai trouvé, car en réalité il nous arrive ce que l’on désire ou mérite pour peu que nos actes soient sincères et pour ceux qui « veulent progresser » dans les arts martiaux, je dirai que le ninpô (je tiens à cette appellation) n’est pas un passage obligé, loin de là, c’est quelque chose de complètement à part.

 

En fait, j’ai du mal à disserter sur le stage, je pense que pour le lecteur il est plus enrichissant pour lui de lire ce qui suit, car toute expérience est personnelle, donc difficilement partageable si vous n’avez pas vécu quelque chose de semblable.

 

Tout d’abord, on ne peut en France parler de ninjutsu (ou ninpô) sans évoquer la figure emblématique de Bernard Bordas, référence (voire même l’unique) vivante en la matière. Pour avoir eu l’occasion de m’entraîner sous son enseignement, j’ai vu en lui un véritable enseignant et même un Maître. Bernard Bordas parle beaucoup, mais ne vous y trompez pas, ses paroles ont toujours quelque chose à apporter dans votre travail personnel car je ne le dirai jamais assez, ce n’est pas qu’une question de technique. Plutôt que de vous décrire le personnage je vous invite à le contacter si votre démarche vers une vie meilleure est sincère car c’est la condition sine qua non pour progresser tant au combat que dans tous les domaines de la vie.

 

Les vrais pratiquants de ninjutsu/ninpô déplorent la mystification dont sont victimes les arts martiaux notamment le « simili-ninjutsu » qu’enseignent bon nombre de professeurs sans avoir une idée de ce dont ils parlent. De même, ces pratiquants trouvent regrettable le fait que des individus (ou « simili-pratiquants ») se déguisent en ninja et salissent le véritable ninpô par l’image qu’ils en donnent, de même que les médias et le cinéma.

Je répondrai : « Pourquoi s‘en plaindre ? ». Le véritable ninpô est bien mieux caché tel qu’il est actuellement. Il n’apparaît que pour ceux qui le souhaitent  et le méritent. Pour moi, il y à le « simili-ninjutsu » auquel tout le monde croît et tient pour le vrai art ninja et donc victime des faux pratiquants. Mais c’est celui-là sur lequel retombe la mauvaise réputation. Et il y a le véritable ninjutsu/(ninpô), dont finalement peu de gens ont véritablement connaissance et je dis que c’est une bonne chose qu’il soit aussi peu connu (ce qui peut sembler contradictoire puisque c’est un message de paix et de vie juste, mais attendez la fin de mon raisonnement…) car je le répète, il n’apparaît qu’à ceux qui y sont destinés dans leur recherche ou leur comportement. On ne peut en effet que craindre, que bon nombre de pratiquants vaniteux d’arts martiaux se mettent au véritable ninjutsu/ninpô et finissent en définitive par souiller cet art.

Il m’amuse de constater que bon nombre de hauts gradés dans le domaine des arts martiaux soient dans l’incapacité de suivre cet art de vie, ce qui prouve que ce n’est pas que pour les « guerriers » ou ceux qui se considèrent comme tels.

Je dirai pour conclure qu’il y a les arts martiaux et le ninjutsu/ninpô. Ce sont deux choses différentes. Je n’aime pas parler de cet art car si tout le monde est convié à essayer, d’une certaine manière, tout le monde n’y a pas accès.

Mais je reste confiant, je pense que ce que j’écris ne tombera pas en des mains d’individus vaniteux ou brutaux, car il est destiné aux gens de bonne volonté et n’interpellera que ceux-ci auxquels je souhaite d’ailleurs bonne chance et de nous rejoindre au plus tôt.

 

Je terminerai enfin sur une mise en garde sérieuse pour les aspirants pratiquants peu sûr d’eux : Ce que l’on découvre sur soi et dans la vie au général à travers le Ninpô peut modifier votre perception des choses, alors si vous êtes peu sûr de vous ou que vous tenez à vos convictions, je vous déconseille de venir car ce que vous découvrirez pourra véritablement vous faire changer de mode de vie. Il sera en tout cas difficile de faire semblant ou « comme si » après avoir fait un stage.

G.L

 

     COMPTE RENDU DE STEVE VUICHARD DU DOJO DE LAUSANNE

 

« Tout d’abord, je tiens à remercier encore Bernard pour sa générosité dans son partage de son expérience martiale.

 

Durant ce stage de deux jours, début mars 2007, j’ai préalablement été surpris d’occuper une matinée entière à des exercices d’échauffement et d’assouplissement mais Bernard a délicatement réussi à insérer un travail surprenant sur l’énergétisme dont les résultats m’ont laissé bouche bée…

 

Cette introduction aux exercices énergétiques, s’est continué sur un travail pragmatique et concret, notamment sur l’utilisation des principes découverts durant la matinée dans le taijutsu.

 

Le lendemain, nous avons poursuivi le stage sur le thème de l’énergétisme puis sur son utilisation dans le travail des armes.

 

Pendant ces deux jours, j’ai énormément apprécier non seulement la générosité et l’expérience mais surtout la sincérité et l’honnêteté de Bernard Bordas. Je pense qu’objectivement l’ancienneté de Bernard au sein du Bujinkan et ses nombreux séjours au Japon font de lui un professeur – instructeur à découvrir absolument.

 

Aujourd’hui, je me réjouis de pouvoir prochainement le rencontrer à nouveau et suivre l’un de ses stages.

 

Je remercie encore le destin de m’avoir conduit à Genève et de m’avoir permis de rencontrer Bernard, mais également Fabrice et Daniel.

 

Compte-rendu du Stage d’été 2007 par Charly. B

 

Le premier jour de stage, j’ai été tout d’abord surpris par la simplicité de Bernard Bordas. Il nous parle comme s’il nous connaissait depuis plus de 20 ans. La quasi-totalité des « experts » en « arts martiaux » que j’ai déjà vu à des stages sont plutôt distants, froids, ou n’attendent que leur chèque pour retourner chez eux après nous avoir remplis de techniques que de toute façon on sera incapable d’appliquer en combat réel (encore heureux, car ça pourrait réserver de mauvaises surprises…).

 Déjà à partir de cet instant on comprend qu’on est venu à quelque chose qui sort de l’ordinaire.

 Ensuite, début de la pratique, un de ses élèves débute l’échauffement par des exercices permettant d’assouplir le corps, ondulations etc. Là B. Bordas me fait la remarquer que mes épaules sont trop contractées, que le poids est naturellement dirigé vers le bas et donc qu’il n’y a aucune raison pour qu’elles soient relevées. Je ne l’avais jamais remarqué avant, en 10 minutes j’ai déjà été corrigé sur des choses non naturelles en moi alors qu’en 9-10 ans personne ne s’en était rendu compte.

Ensuite nous avons continué par des exercices de méditation, respiration, travail de ki qui sont aussi déroutants que bons au niveau des sensations qu’ils apportent. Même si au départ le lotus est inconfortable, il le devient au bout du 3 ou 4° jour de stage.

Après ces exercices nous avons pratiqués des techniques de self-defense. Du moins il a essayé de nous faire comprendre le principe ou le tout nouveau feeling. Car les techniques sont très flexibles et variables. C’est déroutant, pendant près de 10 ans on m’a appris à travailler dur en force, avec blocage du corps, hikite inutiles etc…là on me montre le contraire et quand on se rend compte que ça marche encore mieux que les techniques puissantes en contraction et tout, on se dit vraiment qu’on perdait notre temps à jouer à l’art martial pendant toutes ces années.

Pendant la pause de midi nous avons mangé en regardant des vidéos que B. Bordas a filmées lors d’entraînements au dojo de Hatsumi soke. Autrement dit, ces vidéos sont introuvables.

Ensuite exercice de travail d’équilibre. Il fallait marcher sur des barres de fer surélevées. Puis nous avons travaillé d’autres principes essentiels en combat réel mais sous forme de jeux pour enfants.

 Tellement bêtes qu’on y a jamais pensé et qu’on s’illusionnait pouvoir ne pas être touché en utilisant des déplacements linéaires et saccadés en n’imaginant qu’un seul ennemi. Ces exercices ont été une prise de conscience énorme.  Nous avons continué sur d’autres exercices de self-defense avec couteaux en mousse. Et oui, la main n’est pas toujours vide !

Ensuite nous avons fait d’autres exercices de relaxation guidée avec musique. On se sent complètement détendu à la fin de la journée grâce à ça.

Puis voilà qu’il me demande si le soir ça m’intéresse de venir avec les autres stagiaires chez lui pour manger et regarder des vidéos, lire des magazines qu’il a publié, continuer à parler etc.

 Bien sûr que ça m’intéressait. Moi qui pensait attendre le lendemain toute la soirée à ne pas savoir quoi faire dans ma chambre, et bien non, le stage continuait encore jusqu’à minuit, parfois plus. On ne transpire pas énormément, mais on nous enseigne énormément de choses importantes pour la vie.

 Chaque phrase que B Bordas nous disait était là pour nous créer des prises de conscience. Rien n’était dit au hasard. Même s’il pouvait être très sérieux en parlant, ce qui m’a plu c’est aussi qu’il pouvait nous faire tordre de rire avec des blagues inattendues. Décidément, ce stage est vraiment particulier et marquant, et pourtant ce n’est que le premier jour.

Le lendemain, nous avons recommencé par zazen, exercices d’esquives au sabre (en bois ou en bambou) afin de garder notre calme face au danger. Le midi était toujours pareil, repas, discussion, vidéos du japon. Nous avons continué l’après-midi avec de la self-defense, katana contre wakizashi, sur saisies etc.

Le troisième jour a été spécial, c’était le jour des acrobaties. Tout d’abord, c’était très dur de bien sauter sur le trampoline car c’est exactement l’inverse, au niveau des appuis, que ce que l’on ferait sur du sol dur. Ensuite pour le flip avant, bien sur il ne faut pas avoir d’appréhension, mais j’ai bêtement relâché mes genoux à l’atterrissage, résultat, gros coup de jus dans l’épaule. Ça sonne, mais ce n’est pas grave. Il faut d’abord que je maîtrise la roulade que l’on fait en l’air sur le sol. Puis si à 50 ans, B Bordas peut le faire, pourquoi pas moi qui suis beaucoup plus jeune ? Après ceci, relaxation avec une grosse recharge d’énergie sur la fin et une toute nouvelle sensation pour 2 d’entre nous.

Les soirs se déroulent de la même manière, reportages vidéos très intéressants mêlés de discussions, lectures de « ninpo ikkan » et repas succulents préparé par un de ses élèves. Même en nourriture je découvre de nouvelles choses.

Le tout dernier jour nous avons mis en pratique ce que nous avons vu en combat avec épées, lances (en mousse) et boucliers. Un contre un, puis plusieurs contre plusieurs. C’était totalement nouveau pour moi, ça n’a rien à voir avec le combat de coqs/boxe du karate-do. En plus il nous faisait remarquer que là on reculait et tout, mais que dans une vraie bataille peut-être qu’on ne pourrait pas reculer car nos camarades seraient derrière avec des lances etc.

En plus le champ de bataille n’a rien à voir avec un tatami bien régulier, protégé, éclairé, donc quand on voit que c’est déjà difficile comme ça, on s’imagine ce que ça devait être sur un vrai champ de bataille. Et puis il faut une très bonne condition physique car le bouclier n’est pas léger, les armes non plus. C’était en quelque sorte notre cadeau de fin de stage pour se défouler, sans intention de se blesser non plus, mais c’était plus sérieux que ça au fond.

 

Dans ses messages j’ai beaucoup aimé (parmi tant d’autres que je ne peux citer en une seule fois) « vivre en sutemi » « on ne peut rien recevoir si on ferme les mains, il faut déjà les ouvrir avant » « avant de remettre un morceau de fer en peinture, il faut déjà le dérouiller, sinon ça ne tient pas ».

Tous les exercices et messages avaient pour but de nous enlever nos peurs et donc nos blocages, pour devenir libre. Cela ne veut pas dire qu’on est sans peur, libre dès qu’on sort du stage, mais on sait quoi faire pour y arriver maintenant.

 

Je ne peux pas tout raconter en si peu de lignes et puis ça ne remplacera jamais l’expérience vécue durant ces quelques jours.

Maintenant il reste énormément de travail même si le stage ne durait que quelques jours.

Que dire d’autre ? C’est le seul stage où j’ai vraiment eu l’impression d’en sortir différent.

 

 

Expérience vécue : Alex J 

   Par où commencer ? Il me semble que depuis toujours de nombreux signes m’ont fait converger vers la voie que je suis actuellement. 

   Je rencontrais pour la première fois le nom de Bernard Bordas sur Internet, parmi une kyrielle d’autres clubs proposant des cours de Nin-jutsu. Une discipline qui m’avait attiré précisément parce qu’elle faisait partie des moins connues. Quand il arrivait qu’un livre ou un magazine y fasse allusion, on ne lui attribuait que quelques lignes d’un texte évasif et une ou deux photos en noir et blanc représentant des silhouettes toutes de noire vêtues, effectuant des gestes bizarres. Peut-être était-ce ce côté mystérieux si détaché des autres disciplines, un peu mis à l’écart, qui m’avait attiré le plus, puisque à l’image de ma propre situation vis-à-vis de mon entourage. Je dois dire qu’en voyant tout les choix qui m’était proposés je ressentis une légère déception car je me faisais joyeusement l’idée d’un art secret et inaccessible qui m’aurait élevé, en le pratiquant, au-dessus du commun des mortels.

   Naturellement je m’orientais sur le site le plus imposant à l’appellation pompeuse de “Fédération Française de Nin-Jutsu”. Car celle-ci m’évoqua à l’instant une organisation sérieuse et officielle et je ne risquais donc pas de tomber dans quelque chose de louche et soustracteur de denier à des fins illusoires. La présentation tape-à-l'œil et exhibitionniste, spectaculaire, (dans le sens: relatif au spectacle) était loin de l’esprit authentique mais latent de cet art martial que j’avais malgré tout deviné dès le départ. Je me résignais cependant à prendre contact avec cet homme moustachu qui levait la jambe dans une photographie et qui était, semblait-il, le président de cette fédération. (Bizarre, je m’imaginais qu’on pouvait en réalité lever la jambe bien plus en hauteur...)

   Jusqu’à ce que, presque par hasard je sois tombé sur l’interview d’un certain Hatsumi Masaaki. Ô stupeur! Je sus à l’instant que c’était précisément la chose qu’inconsciemment je cherchais depuis longtemps. A vrai dire je n’ai pas tout saisi du premier coup mais n’importe qui aurait pu saisir la différence avec la couche épaisse et superficielle des dires alentours.

   Je l’imprimais et le relu à satiété et enfin je portais mon attention sur l’adresse inscrite à la fin. Celle de l’auteur de l’interview, qui s’inscrivait donc dans la même pensée que l’interviewé. Alors pris d’un élan jubilatoire je lui écrivis. Quand je reçus la réponse on m’indiqua de patienter jusqu’à son retour puisqu’il était de séjour au Japon précisément pour préparer un prochain stage qui se déroulerait en France et auquel j’avais bien l’intention de participer.

 Ce qui me rassura un peu plus sur sa crédibilité.

   Je patientais quelques semaines jusqu’à recevoir enfin une lettre m’indiquant les formalités à accomplir pour faire partie du prochain stage. Le doute m’assaillit, je n’avais jamais voyagé aussi loin de ma propre initiative, je me demandais même ce qui m’arrivait, moi pour qui aborder des personnes inconnus relevait du supplice. Mais je m’y forçais tout de même, mû par une volonté qui m’était jusque là inconnu, une brusque envie de m’arracher à l’étau d’une vie qui m’assommait. Non pas que je n’eusse connu auparavant des expériences palpitantes mais j’avais la désagréable impression de suivre un parcours déjà tracé par mon entourage bienveillant, la famille, le lycée, l’administration, la société...

   Le 11 août 2002, alors que j’étais planté devant un gymnase, le lieu indiqué sur la lettre, assaillis par un doute pernicieux (mais qu’est-ce que je suis bien venu f.... par ici ?), surgit d’un angle du mur extérieur un petit homme vif et chauve, une silhouette faussement fluette, qui tout en se dirigeant vers l’entrée d’un pas rapide et leste, débitait un flot de paroles amicales en me trifouillant de ses yeux brillants et perçants, comme animés d’une vie propre. Cet homme s’ouvrait totalement comme si nous étions de vieux amis, de cette façon le doute et l’appréhension s’enfuir d’un seul coup et je marchais allègrement à sa suite, tandis qu’imperturbable il continuait à écouler son flot de paroles aux vertus apaisantes mais dont je ne me souviens plus tout à fait le contenu, jusqu’à la salle où s’effectuerai le stage où je rencontrais tous les autres membres.

   Ce jour est donc pour moi à marquer d’une pierre blanche puisqu’il fut le prélude au grand

tournant que j’allais amorcer dans ma vie.

   Je vécus les premiers jours, je dois l’avouer, difficilement, ma première méditation zen fut

douloureuse tant au niveau physique que mental. L’immobilité totale et la respiration profonde imposées eurent pour effet de provoquer un déluge d’images et de pensées dans mon esprit, qui m’obstruèrent pratiquement la vue. Mes genoux, mon dos et ma nuque me faisaient affreusement souffrir. Comment ? Moi ? Imbattable à la lutte, respecté et craint de mes camarades, le meilleur gardien de but de Handball du collège ? Le délégué de la classe ? J’étais incapable de me maîtriser complètement, mon genoux essayait de lui- même à sortir de cette position qui lui était inconfortable. Je prenais douloureusement conscience que je n’étais rien. Un simple adolescent vantard et prétentieux. Les mots sont durs mais à l’image de la sensation de la chute ressentie. Le même processus se répétait tous les matins, j’avais le sentiment d’essuyer une véritable purge, appuyée par le stretching intensif, les exercices de respiration Ki et autres activités propre à cet art martial me firent l’effet d’une intense rééducation. Je persistais, j’étais bien entendu libre de partir, c’était stipulé dans un contrat que nous avions tous préalablement signés mais j’avais conscience que ce serait revenir progressivement à mon état initial. J’étais poussé par la volonté de progresser et finalement j’ai réussi à tenir les dix jours du stage. Plein d’engouement sur les techniques que j’avais apprises, je continuais la pratique de celles-ci chez moi en mettant l’accent sur la méditation et la respiration Ki. Indispensables. Mais je mesurais leur importance dans la vie quotidienne que beaucoup plus tard car c’est un travail est long et difficile dont la persévérance est la clef. Je suivais aussi les conseils sur l’alimentation. Je n’étais pas encore convaincu de la nécessité de diminuer ma consommation de viande, j’eus moins de mal pour le lait, que j’ai quant à lui quasiment banni. Les effets ne se manifestèrent visiblement pour ma part qu’environ un an après. En fait c’est comme si je m’éveillais progressivement d’un lourd sommeil, une visibilité et une conscience plus accrue du monde qui m’entoure. Et puis, fini les grasses matinées. c’est alors que je diminuais aussi ma consommation de viande, ceci combiné au stretching quotidien et à la méditation eut pour résultat une souplesse incroyable dont j’étais le premier surpris, par exemple je n’ai plus besoin de tellement d’échauffement pour faire un grand écart facial écrasé...

   Le plus difficile reste bien entendu de persévérer dans cette voie, les nombreuses correspondances via Internet avec Bernard ont été pour cela indispensables puisqu’elles contribuèrent à de nombreux réajustements. Ainsi que les stages, indispensables à une plus grande avancée. Désormais il m’est plus aisé d’orienter une curiosité qui m’est nouvelle vers plusieurs centres d’intérêts, et je suis persuadé d’en être pourtant qu’au début...

   Voilà tout le bien que je pense de la pratique du Nin-jutsu sous la tutelle de Bernard Bordas, en espérant que de nombreuses personnes seront attirées par cet art martial exaltant et qui nous apporte tant de choses. (Ou plutôt qui nous débarrasse de tant de choses).

 

   Alexandre.

 

Expérience vécue : Ludovic L 

Adolescent, j’ai essayé le karaté, le judo-jujitsu et l’aïkido mais aucun ne me convenait. J’ai découvert le Ninjutsu à travers les films  et les romans mais, cela à l’époque ne susciter aucun intérêt pour moi. J’étais plutôt attiré par la culture japonaise, et notamment la musique, la philosophie, le ukiyo-e, et les geiko. Donc je lisais et regardais tout ce qui avait un rapport avec le Japon traditionnel ; c’est comme cela que j’ai trouvé le livre d’HATSUMI SENSEI « History and tradition ». A la lecture de ce livre j’ai su que c’était le Ninjutsu que je cherchais depuis longtemps sans le savoir, ne pensant pas une seconde que c’est art puisse être enseigné et encore moins à des occidentaux. J’ai alors téléphoné à l’association culturelle franco-japonaise de Bordeaux pour des renseignements et il m’a été répondu que depuis quelque temps Bernard BORDAS élève de Maître HATSUMI enseignait cet art au sein de l’association. Rendu sur place, j’ai constaté avec bonheur que non seulement Mr. BORDAS  exécutait les techniques avec une grande efficacité mais qu’il parlait aussi de l’histoire et de la culture japonaise. Sous sa direction je devînt un pratiquant de cet art.

En 1994, j’ai pu partir au Japon avec Bernard BORDAS, durant ce mois passé j’ai assisté à un Matsuri, visité des temples et leur magnifique jardin, le grand Bouddha de Kamakura, le musée de Kamihanawa et bien sur pleins d’autres me plongeant ainsi dans la culture  japonaise. Evidemment le but principal du séjour était l’entraînement, je fût gâté avec pratiquement un entraînement quotidien avec les Shihan japonais et deux à trois fois par semaine avec HATSUMI SENSEI. Il émane d’ HATSUMI SENSEI de la gentillesse ainsi qu’une puissante énergie, il fait passer son enseignement au delà des techniques et des mots. Suite à ce voyage, j’ai compris que lorsque l’on connaît les techniques de base il faut être attentif au feeling, toujours bouger et garder cette fluidité entre l’exécution de chaque techniques.

Pour en revenir aux techniques il faut qu’elles soient pleines de vie, sinon il n’y a pas d’efficacité. Pour cela il y a le travail du kiaijutsu et la méditation ; car il compte énormément d’avoir une attitude mentale de protection envers les autres et nous-même. Le kiaijutsu renforce le hara, le corps et l’esprit mais la méditation s’avère être encore plus utile pour l’attitude mentale. Je pensais pouvoir attendre l’état de cœur  calme et d’esprit calme de façon intellectuelle (par l’étude des textes) ; et zazen était une forme de relaxation. J’avais tord. Et lorsque je fut enfin prêt, je fit zazen au cours d’un stage ; par la pratique j’ai alors commencé à comprendre la pensée zen. Il faut non seulement garder «  l’esprit de zazen », le cœur calme et l’esprit non perturbé lorsque l’on effectue  les techniques mais aussi dans les événements de la vie quotidienne.

Le Ninjutsu c’est aussi s’alimenter sainement, lorsque j’ai débuté j’avais déjà décidé de devenir végétarien, mon corps rejetant quasiment toute alimentation, mais cela sans connaissance particulière sur le sujet. Alors Bernard BORDAS me dirigea vers la méthode diététique appelé Sei Shoku ( alimentation juste ) que Georges OHSAWA ( N.Sakurasawa ) apporta en France et baptisa « Méthode Macrobiotique » puis progressivement, naturellement,   et sans aucun artifice, ma santé s’est améliorée considérablement.

Le Ninjutsu c’est à la fois la protection du corps et du mental, grâce à l’entraînement je me suis dépouillé des choses qui petit à petit me faisaient perdre mon humanité. Il me semble que pour progresser il faut persévérer dans l’entraînement, avoir le cœur sincère, rechercher la vérité, avoir une large ouverture d’esprit, apprendre, partager avec les autres et tout cela jusqu’à sa mort. Par la pratique on harmonise les protections physiques et mentales augmentant ainsi son efficacité  technique et aussi on se place sous protection divine : BUJIN.

 

Article de Henry Plée censuré par “ Karaté Bushido ”

Et ce, malgré les précisions ( ci-dessous en italique ) de l’auteur,  adressées au rédacteur en chef du magazine, P.Lombardo. 

12.000 caractères seulement

POUR REPRODUIRE LA “TOUR DE BABEL”

Sois gentil, ne supprime plus jamais rien, je peux assumer.

Il est très désagréable... que l’on me juge incapable de savoir ce que je dois

dire, et j’ai le sentiment de dire ce qu’il faut quand il faut.

Si tu le veux, fais un petit encadré pour dégager la responsabilité de la Revue.

Garde Bordas et mon stage d’été s’il te plaît.

 

 

“TIENS, VOILA DU BIDON, NOM DE NOM !“...

A PROPOS DES PROPOS

DU MAITRE HATSUMI JUGEANT L’ENSEIGNEMENT DU BUDO

 

La Revue KARATE-Bushido a publié dans son numéro de Mars 99, une interview du Maître Masaaki HATSU MI, sous-titrée “LES ARTS MARTIAUX SONT-ILS BIDONS ? ”  et, le Rédacteur en Chef “Adjoint” Patrick Lombardo m’a demandé d’exprimer mon point de vue dans une Chronique... ce qui m’a inspiré un titre “à la légionnaire”. On ne va pas pleurer, quand même !Encore que...

 

Il me faut, en effet, au minimum une Chronique pour émettre mon opinion sur un sujet aussi délicat, dans un monde où prime le “touche pas à mon Budo”.

 

Aussi vais-je m’efforcer d’être clair à “propos des propos” du Maître Hatsumi critiquant, non pas les Budo, mais l’enseignement et insistant sur le fait que lorsque l’on enseigne un Art de Guerre... l’essentiel est d’apprendre à ne pas se faire tuer. A moins d’être en période de déprime suicidaire, je me demande bien quel “Budoka” peut ne pas être d’accord avec cette évidence.

 

Et ne pas approuver, lorsqu’il est dit que “un style figé met des vies en jeu”. Que “un Art Martial ne peut s’enseigner comme une autre matière”. Que “sorties du contexte de l’entraînement sportif et éducatif du Dojo... beaucoup de techniques enseignées sont inapplicables en combat réel” et qu’alors “ce qu’un Professeur enseigne sur le tatami ou sur le parquet peut même devenir dangereux pour ses élèves en dehors du Dojo”. Que “ne privilégier que la puissance musculaire ou la rapidité de mouvement est un passe-temps intéressant, un défouloir, pour jeunes sportif”, mais que “avec le temps, en prenant de l’âge, ce sportif perdra son efficacité et arrêtera ... alors que l’on doit pouvoir pratiquer l’Art Martial jusqu’à la fin de sa vie, parce que l’Art Martial c’est la vie”. Que la vie c’est “être naturel dans ses comportements, fluide, sans rigidité ni dans le corps ni dans l’esprit, et rester néanmoins stable et solide”. Que “ce qui compte le plus, ce n’est pas seulement de développer les points forts, mais surtout de faire attention à nos points faibles. Parce que ce sont eux qui nous feront tuer”.

 

Vous voyez une “polémique” dans ces pensées de grands Maîtres? Moi pas. Mon successeur de fils non plus. C’est du pur bon sens. Non?

 

Certains critiquent la Revue KARATE-Bushido parce qu’elle parle aussi des sports de combat “affinitaires” avec contact. Mais saviez-vous que c’est la seule en Europe (et probablement au monde) qui laisse la parole à des Maîtres qui ne sont pas “politiquement corrects” en Budo?. L’interview de Maître Hatsumi avait été présentée à toutes les revues “bien pensantes”, qui refusèrent de la publier. Seule la Revue KARATE-Bushido accepta. Chapeau

bas... même si, faute de place, environ le 1/5ème seulement de ce que j’avais lu il y a six mois a été publié

 

Je dois vous dire, aussi, que bien que n’étant pas Ninja je connais les grands Maîtres de Ninjutsu actuels, dont le Maître Hatsumi (15è DAN Ninpo), et son élève français Bernard Bordas (lOè Dan Ninpo). Ce dernier a eu le courage d’abréger son séjour au Japon pour participer à mon Stage de juillet 98, en Bretagne. Ce stage était une préparation au Stage que je donnerai du 11 au 16 juillet 99 et qui sera à la fois le dernier de ma carrière martiale (ce qui ne veut pas dire que je cesserai d’aider) et le dernier du deuxième millénaire. Les enseignements oraux et les débats auront lieu l’après-midi, mais le matin je ferai pratiquer ce qui avait été caché en Budo, sur le sable ferme d’une grande plage à marée basse. Sans les contraintes du Dojo et quasiment dans l’ambiance du champ de bataille... mais sans ses inconvénients, je pourrai (entre autres) faire pratiquer d’une façon dynamique et martiale, les techniques doubles (pratiquement imparables) et les vitalités (qui rendent presque intouchable). Attendu que la polémique soulevée par le Maître Hatsumi risque de dévier, j’ai demandé à mon ami Lombardo de publier, ci-joint, la “Tour de Babel” dessinée pour illustrer les enseignements Okuden de ce Stage d’été 99, parce que je veux que l’on comprenne clairement ce que veut dire le Maître Hatsumi. Jusqu’à présent, l’allégorie de la “Tour de Babel” était restée quasi secrète. En ce qui me concerne, le Kakuto-Bujutsu et le Budo étant devenus deux mondes parallèles, avec des valeurs différentes, j’avais estimé pendant un peu plus de vingt ans qu’il ne serait pas bon de dire ici... la vérité, avant qu’un nombre suffisant de lecteurs soit en mesure de la comprendre. D’ailleurs je n’écrivais mes Chroniques que dans le but d’entretenir “le feu sous le chaudron” (11è Kyokun de Maître Funakoshi). Le moment est venu.

 

Il est fort probable que ceux qui écriront leurs “réactions” n’auront pas connu ni le Maître Hatsumi ni Bernard Bordas, et qu’ils commettront la même erreur que celle que je commis durant l’été 98, en ce qui concerne Bernard Bordas. Ce que ce dernier m’écrivait était intéressant et lucide, cependant j’avais quelque part le préjugé habituel que l’on a envers les “Ninjas” occidentaux... généralement plus ou moins farfelus. J’appréciais son “Savoir”. Mais, puisqu’il était haut gradé en Ninpo et qu’il me faisait l’honneur de venir humblement participer à mon stage, j’étais intéressé de voir son “Faire”. Lorsque les stagiaires appliquèrent ce que je leur révélais (à propos, s’entraîner avec d’autres styles fut une révélation pour de nombreux stagiaires), j’ai regardé Bordas du coin de l’oeil et sa “ forme de corps ” m’a paru trop “yin”, trop “fluide” pour ma conception “virile” de l’Art Martial. Puis, de jour en jour, j’ai constaté... et ses adversaires également, que ce n’était pas de la fluidité “Yin” mais un “naturel” dynamique typique en Ninjutsu. Le naturel dont parle le Maître Hatsumi. Comme vous le voyez, pour faire ce constat, non seulement il faut “vider sa tasse”, mais on ne peut juger la différence par simple lecture ou en quelques minutes d’observation. Sinon, bourré de certitudes, on ne réalise pas l’importance du “naturel” en question dans le combat de survie. Un “naturel” que, paradoxe, il faut redécouvrir et que l’on ne peut pas acquérir seul. D’ailleurs, comme TOUT est dit, partout, le Maître Funakoshi le dit dans son 17è Kyokun du Kakuto-Karaté-Jutsu “Prendre la garde est utile pour le débutant, mais plus tard tout doit partir de la posture naturelle “. Vous vous demandez peut être, ce “plus tard” c’est quand?

Jetez un coup d’oeil à la “Tour de Babel”. Ce “plus tard” se situe dans le dernier tiers du premier niveau. Celui que n’enseignent jamais les Budo. Comment voulez-vous qu’il n’y ait pas incompréhension ? C’est comme si les études scolaires s’arrêtaient au Primaire, et que l’on cache qu’il existe, aussi, les études du Secondaire et les études Universitaires. Parce qu’ils stagnent au 2è tiers du premier niveau, et parce que les DAN ne concernent que ce “deux tiers”, les Budokas “gradés” ont habituellement une opinion erronée du Kakuto-Bujutsu. C’est bien normal. Il en est de même au Japon.

 

Avant de se passionner pour le Ninjutsu, le Maître Hatsumi, comme c’est le cas pour la totalité des autres Maîtres de Ninpo, sans exception, avait pratiqué dans sa jeunesse le Judo, le Karaté, le Jiu-Jitsu et le Kendo jusqu’à un niveau élevé (entre 4è et 6è Dan selon la discipline). Cette connaissance encyclopédiquement Budo, si j’ose dire, est extrêmement rare au Pays du Soleil Levant (on n’y fait allusion, avec un drapeau spécial à rayons, qu’en cas de guerre) où la spécialisation est très estimée. En règle générale, au Japon, où 1 à 2 % seulement des jeunes s’intéressent aux Budo (deux fois moins qu’en Occident, un comble !), on ne pratique sérieusement qu’un seul Budo, rarement deux... parce que, esprit “secte” oblige, c’est toujours très mal vu et que l’on est alors effroyablement brimé dans les deux Dojos. C’est pourquoi la quasi totalité des Maîtres de Karaté japonais venus en Occident, ont souvent des notions scolaires en Judo et en Kendo, mais ne connaissent que le “Gendai-Budo” (“Gendai” = actuel, moderne). Puisque le Maître Hatsumi y fait allusion, sans s’y arrêter, je pense utile de préciser, dans un encadré, l’évolution.., descendante des Bu-Jutsu et des Budo.

 

Encadré

Les “Arts Martiaux” se sont succédés (ou dégradés), au cours des siècles et des années, de la façon suivante et sous les appellations suivantes

 

-            SHO-BU-JUTSU (sho = authentique, de 1.000 à 1500 env.):

-            KO-BU-JUTSU (ko = traditionnel, de 1600 à 1800 env.)

-            SHIN-BU-JUTSU et SHIN-BU-DO (shin = “moderne”, de 1870 à 1945 env.)

-            GENDAI-BUDO (gendai = actuel, 1945 aux catégories de poids de 1965)

-            UNDO-BUDO (undo = sportif, depuis les catégories de poids...).

 

Le KAKUTO-BU-JUTSU (Kakuto = réel, à mort) a existé de tous temps, mais uniquement dans certains milieux fermés après la période féodale japonaise (et fermés surtout aux Occidentaux... depuis la Capitulation de

1945).

 

La différence est plutôt une question d’état d’esprit que de technique. Mais il ne fait aucun doute que le manque de “moments de vérité” - permettant la sophistication - et l’état d’esprit - de moins en moins martial et de plus en plus sportif - influa sur les techniques, ne serait-ce qu’en faisant interdire les techniques qui, trop efficaces, risquaient de provoquer des accidents... regrettables surtout pour la diffusion des Budo-sportifs en Occident.

 

 

 

En critiquant les “Budo” le Maître Hatsumi critiquait surtout les “hauts gradés” du Budo. Car je sais qu’il reconnaît l’intérêt des Budo en tant que premières

marches (...“Dan” en japonais) pour l’escalade vers le sommet, vers la réalité objective et l’Éveil. Encore faut-il se décider à gravir les autres marches. Il n’est pas donné à tout le monde d’avoir le talent de se remettre en question humblement. Les Budo, c’est absolument sûr, ont leur intérêt. Sans les Budo vous n’auriez pas lu les propos du Maître Hatsumi... ni ma Chronique. Et ce dernier, n’étant pas d’une famille Ninja (aucun Maître héritier d’une famille de Ninpo n’enseigne à des Occidentaux), il n’aurait probablement pas été intéressé par le Ninjutsu s’il n’avait été déjà avancé dans plusieurs Budo, et en final il n’aurait pas été accepté par le Maître Toshitsugu Takamatsu (qui, lui, était de famille Ninja plusieurs fois centenaire).

 

N’empêche que ce que dit le, Maître Hatsumi... est exact. A mes yeux il n’y a pas de polémique. Comparer les Kakuto-Bujutsu et les Budo est aussi déraisonnable que de comparer... la trompette avec le violon ou les cymbales, sous prétexte que tous trois font “de la musique”. Mais, pour être et faire ce que dit le Maître Hatsumi, il faut un talent spécial et une volonté hors du commun. N’est pas vrai guerrier qui veut.

 

Les films, les cassettes de Ultimate Fightings et de Vale Tudo, les Championnats peuvent fausser votre compréhension de ce qu’est le Kakuto­Bujutsu. En combat réel de survie (le tiers manquant du premier niveau et le second niveau), il n’est plus question d’un “shiai” arbitré, conventionnel, où l’on dispose de 5 minutes pour “gagner” ... et où, si l’on perd, on aura d’autres “chances”. En combat de survie on ne dispose pas de quelques minutes, pas même de quelques secondes, c’est encore trop long. C’est dans l’instant que tout se joue : pile (je t’élimine) ou face (je suis tué). Et, satané ego ou sacré subconscient, on oublie systématiquement que nos ennemis potentiels peuvent être aussi expérimentés que nous, voire plus... et nombreux.

 

Il ne sert à rien de réagir comme la petite grenouille du Kohan Zen, née au fond du puits où étaient tombés, il y a très longtemps, ses ancêtres. Elle n’avait jamais rien vu d’autre que l’eau et les murs de son puits... et niait, àune autre petite grenouille qui venait juste de tomber dans le puits, qu’un autre monde puisse exister “en haut”. Ce n’est pas parce que vous allez les nier que les niveaux supérieurs du vrai combat de survie n’existent pas. Et en combat réel dans la Nature, ce sont rarement les plus malins qui disparaissent les premiers... si vous voyez ce que je veux dire. Les agressions se font de moins en moins “à la loyale”.

 

LA PENSÉE DU MOIS

 

La chance est comme un cheval au galop...

il   faut savoir sauter dessus lorsqu’elle passe.

Mencius