Le sucre

 

UN EXEMPLE DE LA POLLUTION AGROALIMENTAIRE:

( par Bernard Herzog )

 

LE SUCRE FERA DISPARAITRE PAR DÉGENERESCENCE L’ESPECE HUMAINEA.

 

La canne à sucre sauvage est originaire de Polynésie, elle fut importée en Inde plus d’un millénaire avant notre ère, notamment au Bengale (1200 avant J.C.). 

On en retrouve la trace dans le poème sanscrit du Ramayana. Il est fait mention du «doux_

Marco Polo le narre de la façon suivante : 

« Avant la domination des Mongols, les habitants de la Chine savaient cuire le jus de canne et en obtenir un sucre noir. Sous le règne de Koubilaï Khan, les hommes de Babylone arrivèrent et enseignèrent comment raffiner le sucre en ajoutant une certaine quantité de cendre de végétaux contenant de la potasse. » 

Ensuite, à toutes les époques de la vie occidentale, le commerce des épices enrichit les commerçants, notamment ceux de la ville de Venise où un entrepôt à sucre fut construit dès 966. Différentes méthodologies furent utilisées, notamment en Crète dont le nom arabe Qandi signifie sucre. La première raffinerie de canne à sucre y fut édifiée. On en retiendra le nom de sucre candi que ma grand-mère me donnait dans mon enfance lorsque j’étais sage. On le trouvait chez les pharmaciens; c’était l’ancêtre des bonbons actuels, parfumé au citron et aux différentes essences de fruits. 

Les prix faramineux permettaient aux seigneurs de s’enrichir. Le miel existait déjà dans l’Empire Égyptien, et son usage perdura. Mais il était moins coté, et l’appât du gain a été de tout temps le moteur principal de l’économie, non seulement des levantins mais de tous les peuples... 

C’est pourquoi l’homme fut réduit en esclavage tant à Madère que dans les îles des Indes occidentales: les Caraïbes. On condamnait pour un oui ou pour un non les juifs, les anarchistes et tous ceux qui étaient les proies de la Sainte Inquisition, au travail de la canne à sucre... Il fallait trouver une main d’½uvre gratuite, corvéable à merci. Tous ceux qui refusaient cette servitude furent exterminés, selon les lois espagnoles, portugaises, anglaises et bientôt françaises. 

Ce sont les Espagnols et les Portugais qui, les premiers, eurent l’idée originale de transférer les habitants d’Afrique noire dans les exploitations sucrières, dans un commerce triangulaire qui fit la for­tune de l’Angleterre et en France, de villes comme Nantes et Bordeaux. 

On ramenait du rhum et du sucre en échange de ceux dont la peau ne valait rien. L’espérance de vie d’un esclave aux Antilles n’ex­cédait pas dix années, s’il survivait au voyage. 

Dans un livre, désormais classique, Seeds of change (Les graines du changement), un journaliste anglo-américain, Henry Hobhouse décrit le sucre comme « la seule drogue qui ait tué ses producteurs avant de ren­dre malades ses consommateurs ». 

Il s’est livré à une comptabilité selon laquelle, vers 1700, à chaque tonne de sucre consommée en Europe correspondait la mort d’un esclave dans les plantations. Il y avait tout d’abord les pertes humaines pendant le transport, dont les conditions sont aisément visibles au Musée des Salorges à Nantes: c’est-à-dire à fond de cale, entravés comme les forçats. La mortalité était de l’ordre de 30% au cours du voyage et il faut y ajouter les décès par épuisement, dus à un travail inhumain qui ne fut aboli par la France qu’en 1848.

Ce trafic du « bois d’ébène » a favorisé l’essor économique de la Grande Bretagne, comme de la France, après l’Espagne et le Portugal, et semé les graines d’un racisme qui persiste... 

La marine royale britannique avait la maîtrise totale du trafic maritime. C’est en raison du blocus imposé par l’Angleterre à la France napoléonienne que l’on développa la culture de la betterave à sucre. Les spéculateurs n’ont jamais manqué sur le terrain, car par la voluptueuse douceur blanche qu’il procure le sucre constitue la pre­mière drogue mondiale. Elle n’a jamais cessé de s’étendre, et de nos jours, fort heureusement, dans tous les supermarchés ou dans les boutiques présentes à tous les coins de rue, on peut se bourrer de sucreries et de chocolats sans même avoir la mémoire de tous les crimes perpétrés pour parvenir à une telle production! 

Qui pourrait imaginer, en plaçant un morceau de sucre le matin dans sa tasse de café ou de thé, que :  « le sucre est une drogue légale qui a probablement coûté autant que le tabac aux sociétés développées, et cela sans que la Maison Blanche ou d’autres hauts lieux du “politiquement correct” aient tiré le moindre signal d’alarme » écrit Henry HOBHOUSE. 

J’ai moi-même payé un tribut important à ses effets secondaires, car on se nourrit comme ses parents et par les habitudes culinaires et alimentaires on reproduit le problème. Malgré ma formation de chimiste, je n’ai compris que post mortem l’origine du lymphome qui devait emporter mes parents, grands amateurs de sucreries. Le chapitre sur le caramel correspond exactement à l’itinéraire patho­logique de ma mère. Enfin, sur les amis de mes enfants, j’ai vu naître des désordres immunitaires et diabétiques qui m’ont motivé pour effectuer la synthèse suivante. 

Au cours de la dernière guerre mondiale, c’est-à-dire au cours de mon enfance, on distribuait des tickets de sucre et de beurre au compte-gouttes. C’est peut-être pourquoi ma génération a échappé, en partie, à la dégénérescence progressive que cette drogue entraîne. 

Dans nos produits industrialisés, on retrouve le sucre partout (75 % de la consommation est indirecte): dans le pain, dans le foie gras dont le goût est supposé être trop amer, dans le champagne car le saccharose a la capacité d’arrêter la fermentation.

HOBHOUSE, en économiste pragmatique, a une attitude d’aris­tocrate anglais tout à fait remarquable. il dénonce, à juste titre, le sucre d’être à l’origine de la déchéance physique et morale de l’Occident, et responsable d’une série de fléaux. 

« L’on aura encore de plus en plus de difficultés à résoudre des prob­lèmes posés par le sucre:

          les coûts croissants des frais dentaires,

                      l’extension de l’obésité,

          la difficulté de trouver des revenus aux descendants des esclaves des colonies sucrières... »

            Mais, il y a pire: la lente déchéance de la société occidentale. L’OMS vient de tirer la sonnette d’alarme. Une statistique officielle américaine estime à 55 % la proportion d’adultes américains obèses (soit 97 millions), chiffre qui doit être revu à la hausse si on ajoute les enfants et les adolescents, qui sont deux fois plus qu’il y a trente ans. Cela aboutit au chiffre de deux tiers d’obèses dont la moitié devien­dront diabétiques, comme le souligne le Dr Evelyne ESCHWEGE, spécialiste d’épidémiologie à l’INSERM.

            L’obésité est devenue la maladie nationale américaine, le tiers restant de la population étant for mal en point. On en estime le coût annuel à 100 milliards de dollars: 

« Ces 100 milliards de dollars représentent plus qu’assez d’argent pour payer pour tous les américains qui n’ont pas d’assurance de santé:

les enfants, les sans-abri et tous ceux qui ne peuvent pas se payer une assurance » Dr BLACKBURN. 

En France, le coût annuel de l’obésité correspond à 5 milliards de francs, car il faut prendre en compte les maladies associées:

hypertension, diabète, maladies cardio-vasculaires. L’obésité aug­mente de plus de 5000 le risque d’infarctus cardiaque.

            Étudions maintenant les raisons chimiques, biologiques et phys­iologiques des méfaits sur l’homme du saccharose industriel. 

B.        LE SUCRE EST TOXIQUE 

1.         Quelques précisions pour éviter les confusions

Il faut bien distinguer les sucres naturels assimilables des sucres artificiels qui ne le sont pas. Nos enzymes cellulaires sont adaptés au galactose (sucre du lait), au fructose (dans les fruits) et au miel. 

Le saccharose est un disaccharide (glucose + fructose), un sucre artificiel d’origine industrielle qui apporte une énergie factice, car elle ne se consume pas mais se caramélise au niveau des muqueuses intestinales. Il ne peut pas intégrer les cycles du métabolisme cellulaire. Cette union artificielle d’un hexose et d’un cycle pentose constitue un corps étranger qui ne fait qu’encombrer l’organisme. 

Il modifie les fonctions digestives en les ralentissant et, par la création de spasmes formant un film sur les diastases (comme le pétrole sur les eaux d’un lac), il bloque leur action. C’est un obstacle à la physiologie normale. Il en résulte de multiples déficiences enzymatiques et des carences immunitaires. 

Le saccharose résulte d’une production chimique qui utilise la chaux vive, pour l’extraction, et des colles. C’est un faux ami que nous conseillent vivement les publicités alors qu’il faut absolument l’éviter, la portée de ses effets néfastes étant incalculable pour l’espèce humaine. 

2.         Effets sur l’estomac et le pancréas

Le saccharose oblige l’estomac à une sécrétion en hyperchlorhy­drie (HC1) accrue qui provoque des aigreurs. L’hyperchlorhydrie est nécessaire pour dissocier le cycle pentose et l’hexose, mais la molécule se reforme aussitôt après le pylore et le pancréas doit tam­ponner l’excès d’HCl. Il s’y épuise et, secondairement, s’atrophie.

            Un métabolisme défectueux engendre des carences. Le sys­tème génétique se dévie et axe son développement sur la recherche de cette carence en négligeant tout le reste. Le système immunitaire sera déficient, les défenses affaiblies face à l’invasion bactérienne extérieure. 

Le monde bactérien interne va être disposé à épouser tout étranger apportant une carte génétique supérieure à l’existant. On observera donc progressivement des méfaits secondaires sans en déceler l’origine. Les enfants ou les adultes vont évoluer peu à peu vers une déficience générale.

            En ce qui concerne le saccharose, cette intoxication sournoise et for mal connue se déroule sur une période de cinq à vingt-cinq ans. 

3.         Effets sur l’odorat, les glandes, le foie

Le saccharose ne comble pas les besoins énergétiques et induit des effets secondaires catastrophiques. Il atténue l’odorat, modifie et endort les glandes salivaires, est à l’origine des caries dentaires. Le système endocrinien, lui aussi, accuse une bonne partie de cette agression, notamment le foie qui s’encrasse de plus en plus. Cela engendre des méfaits au niveau de la sécrétion biliaire. En plaçant une allumette enflammée sous un morceau de sucre, on observe une caramélisation. C’est exactement le type de composé qui se crée au niveau des cellules du foie, lequel absorbe ce corps étranger, sans pouvoir l’éliminer, jusqu’à s’asphyxier. 

Un des moteurs du vieillissement est la thésaurismose ou la caramélisation. Les protéines de l’organisme réagissent avec les sucres, notamment le saccharose, entraînant la perte des fonctions essentielles des enzymes. 

4.         Stérilités secondaires

Il          affaiblit, non seulement celui qui l’ingère, mais aussi sa descendance, car il va jouer un rôle important dans l’installation d’une stérilité à long terme. Les cellules germinales vont se trouver toutes asphyxiées par l’apport trop important de carbone. Si le car­bone est la source de vie, en excès il la menace. Le saccharose devient une plaie s’il est consommé de façon régulière il provoque une intoxication lente et progressive. 

5. Maladies de surcharge, obésité, diabète

Depuis longtemps, les nutritionnistes et les endocrinologues le soupçonnent d’être à l’origine d’un grand nombre de maladies de surcharge, diabète, obésité. Il faut y ajouter les insuffisances immunitaires, entraînant des infections ORL récidivantes mais également des problèmes de plus en plus fréquents de stérilité. La diminution générale de la résistance de notre population aux agressions infectieuses en découle pour une bonne part. J’avancerais le chiffre de 30 % et vraisemblablement autant pour les pesticides... 

Il faut remplacer le sucre industriel par les sucres naturels. La consommation de deux fruits par jour est excellente. Le miel est un sucre très assimilable, en outre, il renferme des oligo-éléments néces­saires et les substances bactéricides car il ne fermente jamais. Son usage est sans danger, mais il est hyper-calorique. 

Le saccharose, au lieu d’aider à construire et renforcer le développement cellulaire, l’arrête par une véritable noyade qui résulte de sa formule chimique. La proportion importante de car­bone asphyxie et l’apport considérable d’hydrogène fait naître un antioxydant, c’est à dire un réducteur. Il engendre l’obésité, notam­ment chez l’adolescent, et de graves perturbations définitives du développement endocrinien (hormonal et des rétentions hydriques, cellulite...). Le sucre va induire également une fatigue cérébrale parce que le cerveau n’est plus normalement alimenté en glucose. Il en résulte une difficulté progressive à l’attention et une «baisse de résistance» à tous les travaux, notamment intellectuels mais aussi physiques. Il s’installe une véritable toxicomanie, doucereuse mais catastrophique pour l’avenir du sujet... et de l’espèce en général. 

Elle est en partie induite par les ajouts industriels de saccharose dans des petits pots des bébés, le pain, le pâté, le foie gras, le cham­pagne, sans oublier les usages sociaux. À l’école, la distribution de bonbons (comme dans les avions), de sucettes donne une connotation positive tout à fait hypocrite et perverse. 

6.         Autres effets funestes, cancers inclus

Lorsqu’on mange un morceau de sucre, que se passe-t-il dans la cavité buccale? Que retrouve-t-on au niveau du palais? Une explo­sion de la molécule de saccharose dans le liquide salivaire. Cela entraîne cette sensation que « cela colle », car, en effet, on a là un com­posant du bitume, ou du moins un composant chimique initiatique du goudron. Certes, ce n’est pas avec un seul morceau que vous allez vous précipiter dans le jardin de St-Pierre, mais voyez-vous, les effets cumulatifs, cela existe en biologie. Il ne s’agit pas seulement des radi­ations ionisantes ou la somme de toutes les petites agressions quoti­diennes çà et là. Mais, en ce qui concerne le sucre, utilisé chaque matin, chaque midi, etc., c’est une habitude prise de bitumer le tube digestif, tout comme le fumeur qui, lui, goudronne son larynx, ses cavités ORL, et bien sûr, ses alvéoles pulmonaires. 

Tout ce merveilleux aérosol asphyxie progressivement le sujet et, dans le cas du saccharose dont les composés sont voisins, c’est le tube oesophagien qui véhicule cette coulée vers l’estomac. 

Avez-vous songé, je parle là notamment aux médecins, que les varices oesophagiennes sont dues pour 50% à l’ingestion d’alcool, quoique le vin contienne lui-même (par chaptalisation) déjà du sac­charose, et que les 50% restants sont des sujets qui ne boivent ni vin, ni l’alcool, mais uniquement le jus du saccharose qui donne le même résultat. D’ailleurs, dans les causes du cancer de l’oesophage et de l’estomac, le saccharose occupe une place de choix. 

Vous avez donc le choix: avec les cigarettes quotidiennes le risque d’avoir un cancer ORL ou un cancer pulmonaire, et si vous préférez le sucre, celui d’avoir une localisation ½sophagienne gas­trique en plus de tous les autres inconvénients que subit votre corps. 

Bien entendu, la chaux vive reste active, c’est un carbonate actif qui, lui aussi, est cancérigène. Les dérivés mercuriels (HgO) utilisés pour le blanchiment apportent leurs composantes pathogènes, notamment par les dérivés sulfurés et les nitratés. 

C.        LE CARAMEL EST TOXIQUE 

Manger constitue un échange. Cet échange est d’une importance capitale pour le reste du métabolisme, car en fonction des incitations gustatives nous influençons, sans le savoir, les sécrétions pancréa­tiques, biliaires et gastriques. Si la cavité buccale devient un milieu de fermentation, toutes ces sécrétions naturelles seront perturbées. Lorsqu’on caramélise les gâteaux, on fabrique un nouveau produit à partir du saccharose, dur comme du mortier, difficile à casser. Même s il est revêtu d’une crème, par exemple, il abîme les dents, modifie la salive, atteint la langue et le tube digestif, attaque le larynx et les bronches. 

Bernard Herzog : Docteur en médecine (spécialiste en électro-radiologie ) et licencié es science ( études supérieures en biologie, en physiologie, en chimie générale et en physique}. Bernard Herzog a été chef  de service du Centre universitaire de Nantes et Professeur à la faculté de médecine de l’Université de Nantes. Diplômé de psychothérapie, il exerce la psychanalyse et la psychothérapie et poursuit ses recherches. Conférencier prisé, il est aussi un grand humaniste et un écrivain reconnu, ayant publié neuf livres.

        L’antique alliance de l’homme et de la nature étant désormais rompue, les déséquilibres, les fléaux, le mal, pour tout dire, semblent être partout.

L’auteur le traque et le débusque dans une longue série de rubriques (les sept fléaux) où sont mises en scène les carences alimentaires, la pollution de l’eau potable, les risques endémiques, l’évolution climatique, le temps et le manque de spiritualité. Cette réalité existe et tous les fléaux ici dénoncés nous menacent réellement. Ce livre contribuera-t-il enfin à alerter nos consciences endormies et à nous mettre en situation de veille pour cesser l’errance et transmettre en héritage à nos enfants une planète préservée et un monde viable?