Interview de B.Bordas à son
retour du Japon
le 25 Juin 2008
Q : Comment s’est
déroulé votre séjour au Japon ?
R : Comme vous le savez, je ne
vais pas au Japon en vacances ni pour voir des gourous, mais pour y étudier,
pour y chercher des informations et des iconographies ainsi que des artefacts
pour mon musée et pour les conférences que je donne à travers l’Europe.



R : Je vous arrête de
suite;
En effet, je réserve la plus
grande partie de mes recherches à mes élèves et à mes stagiaires.
Ce qui est bien normal, car ils
se donnent la peine de venir pratiquer à Saintes, et viennent me rencontrer
dans la vraie vie..
Ils ne se contentent pas de
glaner des infos sur le Net en tapotant sur leur clavier assis devant leur PC.
R : De nouveaux livres
historiques sur les Ninja et les arts martiaux ancestraux, du matériel pour mon
musée Ninja , environ 800 Photos pour mes conférences, et beaucoup de conseils
des Shihan Japonais et de Soke pour progresser dans la vie quotidienne.
R : Ce sont des conseils
pour renforcer son « Ninjutsu » ( je dis bien Ninjutsu ) dans
la vie quotidienne.
Je les réserve à ceux qui
viennent s’entraîner, c’est à dire Vivre le Ninjutsu durant mes stages..
On ne peut rien enseigner de
réel ni de vivant par correspondance,
ni par le Net..
il faut être fou pour croire le
contraire..
Beaucoup on oublié cela…
Le Net est un réseau international
d’échange d’informations ( INTERnational NETwork ) et seulement cela.
La vraie connaissance, c’est
avec l’expérience qu’on la trouve.
Le Net, c’est surtout utile pour
les étudiants, les universitaires, les futurs « rond de cuirs » ou
fonctionnaires regardant la vie à travers leur écran de PC et leur télé.
La vie de ces «
étudiants » devient comme leurs jeux vidéo « une simulation de la
vraie vie ».
La vraie vie ne peut se
passer d’action, de création dans le vrai monde.
Hatsumi Soke m’avait confié par
le passé « les gens qui ont un travail manuel sont très forts et très
dangereux en combat.
Ils ont l’habitude d’utiliser
leur corps et ils savent le contrôler.
Ils sont bien plus
redoutables que ceux qui travaillent dans les bureaux et vivent loin de leur
corps..…( dans leur tête, leur mental, leur
ego ) »
Je n’ai aucune envie de
distribuer du rêve comme certains gourous tengu mythomanes, ni faire du
business avec quoi que ce soit.
Il y a tant de gourous, d’incompétents et de businessman dans le Ninjutsu en France….
Q : Etiez-vous
accompagné pour ce séjour d’étude ?
R : En effet, j’ai effectué
ce séjour avec à mes côtés, deux élèves respectueux de la vie et de la culture
Japonaise ;
L’un a passé brillamment son 5ème
Dan ( Godan test ) et l’autre (diplômé en ethnologie et en archéologie) vit au
Japon depuis plusieurs années.


Lorsque je vais au Japon, je vis
à son rythme ;
Je vêt des costumes
d ‘époque pour pratiquer l’art du sabre et je ressens ainsi ce que c’est
que de bouger avec un costume de guerrier ou de samourai..
On appelle cela de la
« reconstitution historique » ..
Je fais de même en France avec
les arts guerriers des Celtes.
Combien de soit-disant
« grands sensei » Occidentaux ont-ils déjà « bougé » dans
de véritables costumes de Samourai ?
R : En effet, Takamatsu Sensei
disait que l’humanité allait à sa perte parce qu’elle avait abandonné la
pratique du NIN…
C’est à dire « l’art de la
patience, de l’endurance, de l’adaptation, du contrôle de soi »…

Les
gens ne contrôlent plus rien aujourd’hui, ils se bâfrent de sucreries et sont
dépendants de tant de drogues ( tabac, alcool, téléphone portable, jeux vidéos,
sucre…). Il existe des cliniques psychiatriques spécialisées pour chacune des addictions précitées.
R : Le niveau est très bon
en ce qui concerne les anciens qui s’entraînent depuis une dizaine d’années;
Bien sûr, il y aura toujours des
Hidalgos et des Latinos au regard langoureux qui danseront sur le tatami et des
Kimris ou des Wisigoths qui bourineront
vaillamment à tour de bras.
Mais c’est cela aussi, les cours
internationaux…
Q : Comment se passaient vos entraînements ?
R : Pour les détails, je
garde cela pour mes stagiaires.
Mais en règle général, nous
avons reçu l’autorisation de faire des entraînements avec tous les hauts gradés
Japonais. Ce qui faisait parfois 3 cours par jour.





L’avantage fut de pouvoir
interviewer tous les Shihans et Soke, et de recueillir leurs conseils
personnels pour la pratique de la voie du Ninpô.
Shiraishi Shihan, par exemple
nous a expliqué qu’il avait 66 ans et pesait 64 kilos pour 1M70 ;
Il a même soulevé son tee shirt
pour nous montrer son abdomen en ajoutant « Regardez : Je ne suis
pas gros, je n’ai pas de gras… » (Look: no big, not fat” );
Les autres Shihan nous ont aussi
montré les différentes façons de renverser un adversaire « avec légèreté » comme le
veut l’enseignement de Soke Hatsumi.
« Frapper est facile. Utiliser sa
force ou son poids est facile . Mais le vrai art est de renverser
l’adversaire sans le toucher, comme un léger courrant d’air »…
Q : Cela est-il nouveau dans l’enseignement
d’Hatsumi ?
R : Non, il y a déjà une dizaine d’années, Soke avait
déjà démontré cela dans ses cours ;
Ce qui est nouveaux aujourd’hui, est qu’il y a beaucoup
d’étrangers pour l’entendre..
A l’époque, il n’y avait guère que quatre ou cinq étrangers
et très peu de hauts gradés à Noda.
Q : Est-ce
mieux aujourd’hui ?
R : Il y a des jeunes pratiquants qui vivent au Japon
depuis 3 ou 4 années ( ils travaillent dans des banques Occidentales, des
restaurants Occidentaux, ou des clubs de gym pour Occidentaux ) et parlent
assez bien Japonais, aussi se font-ils les traducteurs des Shihan et de Soke durant les cours.;
En fait, que savent-ils de la culture Japonaise ancestrale
et des références de Soke à propos du Konjaku monogatari ou des textes
Bouddhiques ? Mais c’est mieux que rien, il faut l’avouer..
Q : Qu’avez –vous appris
d’autres d’important.. ?
R : De grave , voulez-vous
dire ?
J’ai appris que certains
« Européens » faisaient de leur enseignement, un véritable commerce
international ; Que dans des pays comme le Québec et autres, depuis que
ces « Européens » y ont implanté leur réseau, on y passe les
ceintures noires en un ou deux ans, au lieu de sept ans comme par le passé;
Q : Mais que disent les
profs sur place, ceux qui sont depuis longtemps dans ces pays?
R :Tous ne sont pas
complices, mais certains sont corrompus car ils reçoivent aussi des
grades faciles;
Et s’ils se rebellent, ils se
retrouvent tout seul, car leurs élèves se retrouvent plus gradés qu’eux en
« quelques » années ( dans le meilleur des cas ) et ouvrent des dojos
concurrents ailleurs...
On a connu cela en Europe
aussi..
Q : comment prenez-vous
cela ?
R : J’ai déjà répondu il y
a des années, à l’époque où il se trouvait encore des personnes pour croire que
le tengu Guntaro avait pratiqué le Ninjutsu plus de 2 ou 3 heures dans sa vie..
Les chiens aboient, les tigres
rugissent et les vaches meuglent.
Je suis issu d’une famille de
militaires, aussi, je pratique les arts martiaux ( arts militaires )
sérieusement comme un guerrier, et non comme un businessman ou un gourou.
Ceux qui sont commerçants font
du commerce, car c’est cela qu’ils ont toujours voulu faire;
Personnellement, je cherche à
perpétuer une tradition martiale…
Chacun fait ce qu’il peut avec
ce qu’il a.
Et l’image du Ninja dans tout
cela ?


Pour eux, ce sont des êtres
légers, rapides et furtifs :
C’est tout à fait le contraire
de l’image qu’en a fait le cinéma
américain et dont la caricature fort bien réussie d’ailleurs en
est :
le film “ le Ninja de Beverly hill “ .
Pour les Japonais, le Ninja
franchi les douves d’un château

à la seule force de ses mains,
il saute des toits et disparaît dans la nuit :
Le Ninja fait partie de la
culture Japonaise, et ce qu’en ont fait
les Occidentaux, est à pleurer
de rire..
Le fait de tout transformer en
fric est une abomination..


Le Ninjutsu appartient à la culture Japonaise et aux Japonais.
Les Occidentaux n’ont pas à en faire un commerce ni à en piller les richesses.
Q : Vous êtes donc très
imprégné de la tradition Japonaise et très respectueux de celle-ci ?
R : Absolument, je baigne
dans cette culture depuis bientôt quarante ans.
La plupart des auteurs que j’ai
lu durant tout ce temps étaient majoritairement Japonais;

Les autres étaient Chinois,
Hindous, Indiens, Tibétains…..

Q : Pour vous le Ninjutsu
est un art de vivre m’avez-vous confié ?
R : En effet, pour moi, le
Ninjutsu n’est pas un truc de cinéma ;
C’est une pratique de tous les
jours.
C’est cela que j’enseigne durant
mes stages.
Ces périodes estivales ( trop
courtes à mon goût ) me permettent de transmettre ma passion aux personnes
intéressées.

Pour moi, le Ninjutsu est une
pratique réelle et au Japon,
je ne perds pas une occasion d’expérimenter sur place,
les gestes des anciens Ninja.

Sans parler
des classsiques Ninja « Ninpo Hikkan, Bahenfukai, Ninpiden,
Shoninki … » il existe bon nombre de livres sérieux à étudier de
près, qui démontrent l’image positive du Ninja





Q : Au Japon, avez-vous
entendu parler de l’ostracisme de Kacem ?
R : Ce que j’ai entendu
là-bas ( dans la vraie vie ) est différent de l’exécution en règle qui semble
se dérouler sur le Net ( dans la vie virtuelle ).

Je connais Kacem depuis environ
20 ans.
Bien que je n’ai pas de nouvelle
de lui depuis quelques
années, je ne peux imaginer
comment une personne
qui pratique depuis tant d’années, qui a vécu au Japon,
qui a approché d’aussi prés
Hatsumi Soke, se trouve être
ainsi l’objet d’une telle cabale : dénonciations, rumeurs,
médisances, pétition pour le
forcer à partir du Bujinkan…etc..) .
Le tout, mené par des personnes,
qui dans la grande
majorité n’ont même pas connu Kacem.
Ou pire, si cela s’avère être
des « Européens » qui l’on très
bien connu, mais qui font faire courageusement la sale besogne par
leurs sbires et leurs sous-fifres inféodés.
Comment peut-on à la fois
affirmer sur le forum de la fantomatique et virtuelle « Shidoshikai
France » que le Bujinkan n’est pas une
démocratie est faire une pétition pour en chasser l’un des siens ?
Et pourquoi pas un
référendum ? Il faut être logique jusqu’au bout de ses idées..
Quoi qu’il en soit, il ne faut
pas être plus royaliste que le roi, et si Hatsumi Soke n’a pas lui-même frappé
Kacem d’ostracisme c’est qu’il ne le mérite pas;
Q : Et de votre côté, ne craignez-vous pas d’être rejeté de la même façon, en donnant ainsi librement votre avis sur la question ?
R : Mes rapports avec
Hatsumi n’ont jamais été mauvais ;
«putrides intrigants» s’en
donnent à cœur joie pour me salir auprès de Soke.
Mais ma plaque est toujours à sa place au Bujinden, et il n’y a aucune marque sur le côté signalant mon prochain ostracisme du Bujinkan ( comme voulaient le faire croire ces fameuses « Langues amères » précitées )…


*
Q : Quelle serait votre
conclusion de cette interview, en sachant très bien que tout ce que vous avez
dit va être totalement déformé, incompris, répété et donc consciemment et à
mpauvais escient mal interprété?
R : en fait, comme l’a si bien dit un Shihan très proche de Soke au Bujinden ( hombu dojo ) j’ai le même cœur, le même feeling que Hiroo Onoda ;

Q : La transmission du
savoir du Bujinkan s'est elle faite en intégralité, selon les anciens:
l'histoire du chat et du tigre se vérifiera t'elle aussi pour le Bujinkan
?"


R : J’avoue que Soke
enseigne ce qu’il peut enseigner dans un dojo avec une cinquantaine d’élèves ne
parlant pas sa langue.
Personnellement, je préférais
les cours des années 90, dans les petits dojo d’ambiance familiale, comme les
salles d’Anakaikan en 1990 ( que n’ont connues que très peu de français, en
l’occurrence Kacem et moi ) ou bien les petits dojo de Noguchi Sensei ou de
Somea Sensei lorsqu’il n’y avait que 10 ou 12 personnes maximum.
Là, Soke pouvait prendre à part
chaque gradé et commenter les techniques, nous donner des anecdotes de la vie
de Takamatsu Sensei , parler de l’histoire des Ninja et de leurs techniques
particulières….
Pour répondre plus directement, je dirais que l’histoire
du tigre et du chat se vérifie, tout comme celle du tigre et du renard…( dont
j’ai parlé à plusieurs Shihan qui ont beaucoup rit en confirmant la comparaison
avec certains hauts gradés Occidentaux « les faux humbles »).
Q : J'ai vu une vidéo d'un groupe de recherche sur le ninjutsu rattaché au
musée ninja d'Iga, et j'ai été émerveillé par leur habileté en acrobatie, dans
le maniement d'armes délicates comme le kusari gama, et des lancers d'armes
variées... et lorsque je vois ce qui se pratique sur les tatamis en salle, même
dans les taikais Bujinkan, je trouve qu'il n'est pratiqué qu'une toute petite
partie de ce grand tout qu'on appelait "ninjutsu". Au point que je me
demande s'il ne faudrait pas changer de nom et oublier celui de "ninjutsu.
Triste constat.
R : je connais bien les vidéo des groupes de recherches d’Iga et de Koga.
Il font le même travail que je fais sur les Celtes/Gaulois dans mon autre association culturelle. C’est un travail fastidieux : Ils ont les vrais Densho, les vrais armes et les locaux d’époques.
Ils retransmettent au plus près, la vie, la culture et la tradition des Ninja historiques.
Q : Mais tout cela n’est-il
pas du folklore ?
R : Non, je suis sûr que non. Si c’était du folklore, les maisons ninja auraient été rebâties pour permettre aux Gaijin de 130 kilos et plus, de monter dans les greniers et faux plafonds et emprunter aussi les passages sous-terrains élargis à leur intention ;
Mais ils ne l’ont pas fait, ils ont conservé les maisons d’époque ( Iga Ueno, Koga, Konan, Youma Mura, Togakushi, etc…).
J’avoue que les guides en costume
d’époque, ont été très impressionnés par la légèreté de nos pas et notre petit
gabarit parfaitement fonctionnel.



Nous avons pu suivre les guides dans les passages secrets, les
tunnels et les sous-terrains.


D’autres Gaijin plus corpulents n’auraient pas eu l’autorisation ( ni la possibilité physique ) d’emprunter les passages et marcher légèrement dans les sous-plafonds. Les risques d’effondrement ou de rester coincé sont réels dès qu’on dépasse les 1 m70 et les 70 Kg.
Regardez les photos ci-dessus : le tunnel est à peu près
de la largeur de l’échelle et barré en diagonal en son milieu, par un arbre (
la photo sera visible cet été et la totalité du diaporama que j’ai réalisé sur
les musées Ninja sera projetée lors des stages d’été ).

Q : N’est-ce par
anti-commercial et élitiste ?
R : le Ninjutsu est une pratique élitiste, ce n’est pas une nouvelle ;
Quant au côté commercial du Ninjutsu, ce n’est pas dans les musées qu’il faut
aller le chercher, mais dans certains dojo Occidentaux.
Les Japonais prennent très au sérieux leur culture ;
Et les Ninja font partie de la culture de Koga et d’Iga.
Si les Japonais permettent des clins
d’œil pour perpétuer la tradition Ninja,
ils ont tout de même fait une statue à l’effigie du Ninja.
Ce dernier est représenté avec le matériel traditionnel pour fabriquer des poudres.


TOKUGAWA IEYASU ( Sumpu Park ) TAKAMORI SAIGO ( Ueno
park )


Les
Japonais érigent des statues pour les héros emblématiques qui font partie de
leur culture historique.
Ce qu’il faut absolument, c’est effacer de notre esprit l’image américaine du Ninja et la façon dont les Occidentaux les considèrent.
- Au Japon, le Ninja est considéré comme un héros.
- Il est un modèle de santé, de forme, de légèreté, de vélocité,
de ruse, d’intelligence et de persévérance pour tous….


Q : Vous vous faites le défenseur de la tradition Ninja et en
particulier de la Diététique traditionnelle Ninja..
R : Il n’est pas nécessaire
de polémiquer sur ce propos durant des heures ;
Les livres et les interviews de
Hatsumi Soke sont très claires là-dessus;
La diététique Ninja y est très
minutieusement décrite ;
De la même façon Soke Hatsumi
décrit dans un de ses derniers livres, comment cette diététique Ninja l’a remis
d’aplomb après des années de tournées en Occident ou il avait été dans
l’obligation de manger la nourriture Occidentale, ce qui lui avait passablement
détruit la santé.
Pour plus de précision, il
faudra chercher sur le site ;
Sinon, pour mémoire….issu du musée d’Iga Ueno :

Q :Les
Japonais en général sont très soucieux de leur santé
R : Oui, c’est vrai ,
tout le monde sait que les Japonais portent un masque/filtre devant le visage
lorsqu’ils sont enrhumés pour ne pas contaminer les autres…..
Ils sont donc aussi soucieux de
la santé des autres concitoyens ( contrairement à ce qui se passe en France
) ;
J’ai été ravi de constater que
dans une grande gare ( peut être Tokyo ) les fumeurs avaient été mis sous
cloche ( ce qui est leur vraie place ) afin de ne pas enfumer les autres
usagers…
De plus dans chaque wagon de
métro, un rappel à l’ordre ( et au plus élémentaire savoir vivre ) est affiché
( et comme par hasard, traduit en anglais, car ce message s’adresse surtout aux
gaijin, qui ont l’habitude de fumer partout où bon leur semble en se foutant
totalement des autres qu’ils intoxiquent sans que cela semble les déranger le
moins du monde).
Je regrette de ne pas avoir pris en photo ces
fumeurs dans leur aquarium, mais cela était tellement pitoyable de les
voir ainsi parqués dans leur couveuse géante que j’en avais pratiquement honte
pour eux. Après la « tétine à
cancer », la couveuse géante ; Bientôt les couche-culottes
anti nicotine qui tache le slip… A quand ces mesures
d’hygiène et de prévention en France pour ces immatures?

Q : Vous êtes le seul membre du Bujinkan en France à insister sur l'importance des acrobaties et à l'enseigner, alors qu'il circule sur le net beaucoup de vidéo sur Hatsumi où on peut le voir demander à des élèves d'effectuer des acrobaties, de même que la vidéo sur l'école Togakure montre les shihans effectuer acrobaties et roulades, et même dans les ouvrages récents d'Hatsumi (Way of ninja par exemple) il spécifie que ce sont des choses extrêmement importantes pour un ninja.Pourtant bien que l'on soit cette année dans le thème d'enseignement de l'école Togakure, rien ne change et les gens semblent trouver normal de ne pas faire d'acrobaties, et trouvent même des excuses pour ne pas en faire.
R :
Vaste programme :
C’est vrai qu’au Japon, il ne
peut y avoir d’image de Ninja obèses ou impotents ( sauf dans les dessins
animés pour les enfants, car il faut toujours un souffre douleur, un incapable
qui empêche le groupe d’avancer, et c’est pratiquement toujours « le
gros de la classe » ).
Je ne sais pas ce que pensent
les Japonais ( détenteurs du savoir et de la culture Ninja ) de tous ces obèses
impotents, à travers le monde, qui prétendent pratiquer le Ninjutsu..
L’acrobatie ( sauts en hauteur,
sauts périlleux ) est la base même du Ninpô Taihen jutsu.
Tout comme la souplesse
articulaire, musculaire et tendineuse, l’escalade, l’endurance à la course, et
toute les qualités physiques et mentales nécessaires à de bons Ukemi (
réceptions au sol ).
Q : Alors où est le
problème ?
R : C’est là que le bât
blesse :
Le problème est que si Hatsumi
Sensei donne des Shidoshi et des Shidoshi-hô ( qui sont des permissions
d’enseigner au nom du Bujinkan, c’est à dire en son nom) cela ne fait pas de
ces « enseignants parachutés » de
véritables pédagogues.
En effet, pour pouvoir donner
des cours d’activités physique en France, il faut suivre une formation
d’Anatomie ( Ostéologie-Arthrologie-Myologie )
Physiologie ( systèmes sanguin-nerveux-respiratoire-digestif )
Histologie, Psychologie, Pédagogie, Législation du travail dans le milieu des
activités physiques et de la sphère
associative ;
De plus il faut posséder un très
bon niveau physique…
« Savoir faire et
faire savoir » : c’est la règle d’or de l’entraîneur, ceux-là en sont
incapables..
Combien de « Sensei »
en France ont vraiment passé ce cursus d’études indispensables pour pouvoir
enseigner et avoir la responsabilité d’un groupe de personnes dans le cadre
d’activités physiques ?
Je ne parle pas de ceux à qui on
a offert un Diplôme d’Instructeur Fédéral de Karaté, pour avoir
« donné » le Bujinkan Ninjutsu à la Fédération Française de Karaté en
1990….
Je parle plutôt de ces
véritables instructeurs responsables qui ont suivit une véritable formation
physique et intellectuelle leur permettant, selon la loi française, de pouvoir
encadrer des personnes lors d’activités physiques et /ou sportives sur le
territoire national?


Alors, combien dans le Bujinkan
( et dans la
sphère du Ninjutsu en
France ?
ont–ils un brevet leur permettant
d’enseigner

( DIF, CQP, BPJEPS, BEES ) ?
2 , 3 ou 4 maxi….je suppose….
Est-ce légal ?
Est-ce conforme à la législation
en vigueur chez-nous ?
Est-il normal que tant de
pratiquants soient ainsi encadrés par des personnes que l’on a
« nommées », «
désignées », « parachutées » « Instructeurs » sans
tout autre forme d’instruction…. ?
Mais c’est vrai que de mon côté,
ce monde de l’éducation physique et sportive est mon métier. Aussi suis-je en
formation continue dans cette voie pour la plus grande sécurité et le meilleur
épanouissement de mes élèves.
Combien en France, dans les
dojo, ont leur carte professionnelle DDJS ( puisqu’ils sont à une fédération
agréée Jeunesse et Sports ) leur
permettant d’enseigner les activités qu’ils « enseignent » sur
le territoire?
Q : Et par rapport aux
acrobaties ?
R : Tout simplement, la plupart des « Sensei » qui sont sensés représenter l’élite des arts martiaux, n’ont aucune capacité physique pour cela, aucune formation psychopédagogique, et ne se servent de leur enseignement, que pour se payer des vacances au Japon…
Il faut ouvrir les yeux à un
moment ou à un autre et si il y a des personnes que ces paroles dérangent,
qu’ils se posent les bonnes questions : SONT-ILS VRAIMENTCREDIBLES ?
Q :En quelques sortes, vous demandez à ces personnes d’avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître leur incompétence, voire l’illégalité ou la dangerosité de leur enseignement ?
R : Oui, je sais, je suis
un utopiste ;
Il est plus facile de se faire
des amis en distribuant des grades qu’en énonçant des textes de loi ;
De la même manière, à l’école
primaire, le gros « Bouboule » à la récré, va distribuer des bonbons
à un maximum de ses petits camarades de classe, afin que ces derniers le
protègent des moqueries des « Grands ».
|
Vendre du rêve et flatter l’ego,
ce n’est pas mon truc.
Je n’ai pas fait l’école de commerce mais celle du sport et du combat
R : Des « amis »
qui se mentent à eux-même et abusent ainsi leur entourage,
je n’en ai pas besoin; Qui
ne se ressemblent pas , ne s’assemblent
pas…
Je ne veux pas gêner leur petit
commerce, mais simplement expliquer
aux Internautes qui liront cette
interview, qu’il existe en France,
un vrai professionnel ( dont c’est le métier et qui a reçu une
véritable
formation officielle pour cela )
qui enseigne l’élite des arts martiaux et qui
ne baisse pas les bras devant
les lobbies fédéraux maçonniques.
Q : Donc , pour en revenir aux acrobaties, si les autres
« sensei » ne les enseignent pas, c’est tout simplement qu’ils ont
peur ou qu’ils en sont incapables..

J’en ai même vu, qui auraient eu
besoin de couche-culotte
devant les obstacles dont nous
nous servons pour nous
échauffer en acrobatie..
Regardez cette photo de Théo, un
de mes ninja kid âgé
de seulement 10 ans….( il fait
mieux que certains Shihan )
Etre enseignant signifie que
l’on maîtrise la pédagogie et
aussi les techniques que l’on
est sensé enseigner.
Donc, la plupart n’enseignent
pas les techniques qu’ils sont

incapables d’effectuer eux-mêmes.

C’est le principe du nivellement
par le bas.
Alors que le symbole du Ninja
dans tous les pays, c’est
tout de même une personne d’une
incroyable vitalité
capable de faire des acrobaties,
de sauter de toits en toits…
Q : Certains prétendent
que c’est ridicule et que cela ne
sert à rien de nos jours.
R : Je les
comprends, si j’étais dans leur état, totalement
incapable de faire des
acrobaties, je prétendrais la même chose
pour justifier mon incapacité et
mettre les rieurs de mon côté..